L’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) traverse une phase charnière de son histoire politique, marquée par une volonté de renouvellement idéologique et structurel face aux mutations profondes de la société marocaine. L’organisation du Forum national des élues et élus ittihadis, qui s’est ouvert ce vendredi 12 juin 2026 au Complexe international Moulay Rachid de Bouznika, s’inscrit précisément dans cette dynamique de refondation et de mobilisation. Présidé par le Premier secrétaire du parti, Driss Lachgar, ce rassemblement d’envergure nationale dépasse le simple cadre de la réunion partisane pour se positionner comme un véritable laboratoire d’idées, visant à redéfinir la place de l’éthique et de l’efficacité dans l’action publique. En plaçant l’événement sous le mot d’ordre de la moralisation du processus électoral comme condition synallagmatique à la valorisation des institutions et à la réussite d’un développement global et équitable, la formation socialiste pose les jalons d’un débat national crucial : comment réconcilier durablement le citoyen avec la pratique politique à travers le prisme de l’intégrité et de la responsabilité ?
La problématique centrale de ce forum repose sur l’urgence de moraliser la vie publique, un impératif que l’USFP érige en pilier de son identité contemporaine. Les discussions entamées lors de cette première journée mettent en exergue le fait que la solidité des institutions démocratiques dépend intrinsèquement de la pureté du processus qui leur donne naissance. Pour les dirigeants et les cadres du parti, la transparence des urnes n’est pas seulement un idéal démocratique, mais la fondation concrète sur laquelle doit s’élever l’édifice institutionnel. Dans cette perspective, la lutte contre les dérives électorales et le renforcement de la probité des candidats apparaissent comme les conditions préalables indispensables pour restaurer la confiance des citoyens, souvent érodée par le scepticisme ambiant. Le parti de la Rose insiste ainsi sur la nécessité de lier de manière indéfectible l’exercice de la responsabilité politique à l’obligation constitutionnelle de reddition des comptes, faisant de la transparence financière et éthique le moteur d’une gouvernance locale et nationale renouvelée.
Au-delà de la seule dimension morale, ce rassemblement de Bouznika lie de façon dialectique l’éthique politique à l’efficacité socio-économique, affirmant qu’une politique propre est le seul vecteur capable de générer un développement juste et pérenne. Les délégués et élus présents soulignent que les disparités régionales et les injustices sociales ne pourront être résorbées que par des institutions locales fortes, animées par des représentants authentiquement engagés au service de l’intérêt général. Le projet socialiste réaffirmé lors de ce forum prône une approche inclusive, où le progrès économique se conjugue impérativement avec la justice territoriale et l’équité sociale, garantissant ainsi qu’aucune frange de la population ne soit marginalisée. L’engagement en faveur de la parité et d’une participation accrue des femmes et des jeunes dans les instances décisionnelles complète cette vision d’une modernité politique où l’exemplarité des élus devient le premier gage d’efficacité sur le terrain.
En définitive, cette première journée du Forum national de l’USFP à Bouznika témoigne d’une prise de conscience aiguë des défis qui pèsent sur l’avenir de la représentativité politique au Maroc. En articulant son discours autour de la probité électorale, de la force des institutions et du développement équitable, le parti cherche non seulement à remobiliser sa base militante en vue des échéances futures, mais aussi à proposer un nouveau contrat de confiance à la société. Les travaux, qui se poursuivent ce samedi 13 juin, devront traduire ces orientations théoriques en propositions concrètes et en mécanismes de contrôle interne, afin que la promesse d’une politique propre et efficace ne reste pas un simple slogan, mais devienne la réalité quotidienne des territoires administrés par les élus ittihadis.
Bouznika : Le plaidoyer de l’USFP pour une « politique propre »






