à la uneEconomie

Baraka met en avant la dynamique des grands chantiers d’infrastructures au Maroc à Tanger

Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a souligné samedi à Tanger la dynamique continue des grands chantiers d’infrastructures lancés par le Maroc, lesquels ont connu une accélération notable du rythme de l’investissement public au cours des dernières années.

Baraka a déclaré, lors de sa participation à une conférence sur « les infrastructures portuaires et les projets structurants majeurs » dans le cadre du forum « ELI Morocco 2026 », organisé en marge du festival international de l’équitation « Mata », que le Royaume est « un chantier ouvert en matière d’infrastructures depuis plus d’un quart de siècle ».

Il a ajouté que le volume de l’investissement public est passé de 240 milliards de dirhams en 2022 à 380 milliards actuellement, et ce malgré les répercussions de la crise en Ukraine ainsi que les effets de la sécheresse et diverses contraintes économiques internationales. Il a souligné que ce choix stratégique s’inscrit dans la vision conduite par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, laquelle considère les infrastructures comme un levier fondamental du développement économique et social et un pilier du positionnement du Maroc en tant que puissance régionale.

S’agissant des axes de cette politique, le ministre s’est d’abord attardé sur la nouvelle stratégie hydrique adoptée face à sept années consécutives de sécheresse, fondée sur un mix hydrique combinant barrages, dessalement de l’eau de mer, réutilisation des eaux usées et interconnexion des bassins hydrauliques.

Dans ce contexte, il a précisé que le Maroc dispose actuellement de 156 barrages d’une capacité totale de 21 milliards de mètres cubes, avec 14 autres barrages en cours de construction visant à atteindre 27 milliards de mètres cubes à l’horizon 2030, en plus de 150 petits barrages dont le nombre sera doublé dans les prochaines années afin de renforcer l’approvisionnement en eau en milieu rural.

Il a également mis en avant le développement des ressources hydriques non conventionnelles, notamment le dessalement de l’eau de mer, dont la capacité de production est passée de 40 millions de mètres cubes en 2022 à 410 millions actuellement, avec un objectif de 1,7 milliard de mètres cubes à l’horizon 2030, couvrant ainsi environ 60 % des besoins nationaux en eau.

Dans le domaine portuaire, qui a constitué le deuxième axe de son intervention, le ministre a affirmé que le Maroc consolide sa position de plateforme stratégique dans les bassins méditerranéen et atlantique. Il a rappelé, à cet égard, les performances du port Tanger Med, premier port en Afrique et en Méditerranée, avec un trafic de 11 millions de conteneurs et un classement au cinquième rang mondial.

Il a également évoqué le lancement du port Nador West Med, doté d’une capacité initiale de 5,5 millions de conteneurs. Sur la façade atlantique, Baraka a mis en avant le projet du port atlantique de Dakhla, dont le taux de réalisation atteint 72 %, et dont la mise en service est prévue en 2028, dans le cadre de l’Initiative royale atlantique visant à renforcer l’intégration régionale et à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique.

Il a précisé que ce projet comprend également une vaste zone industrielle et logistique, ainsi que des perspectives liées au projet du gazoduc Nigeria–Maroc et au développement de l’hydrogène vert, renforçant ainsi la position du Royaume comme acteur majeur de la transition énergétique.

Le ministre a conclu son intervention en affirmant que ces infrastructures contribueront au renforcement des chaînes de valeur internationales et au soutien des exportations marocaines, notamment vers les marchés africains et européens. Il est à noter que le forum a réuni des responsables gouvernementaux, des dirigeants économiques marocains et internationaux, des responsables institutionnels ainsi que des personnalités du dialogue des civilisations, autour des perspectives de la Vision Maroc 2030 et des opportunités d’investissement en Afrique. Les participants ont souligné l’importance de bâtir un modèle de développement fondé sur la confiance, le respect mutuel, l’éthique et le dialogue entre les peuples.

Related Posts

Leave A Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *