Lors de son grand oral devant les deux chambres du Parlement, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présenté un bilan de mi-mandat qu’il a placé sous le signe de la rupture et de la refondation. Loin d’être une simple étape administrative, ce parcours a été décrit comme une phase charnière visant à réorganiser les priorités nationales pour bâtir un « État fort et une société solidaire », conformément aux orientations de la Haute Vision Royale. M. Akhannouch a ainsi martelé que son exécutif avait réussi la prouesse de transformer les crises internes et les turbulences internationales en de véritables leviers de croissance pour consolider les acquis du Royaume. Selon lui, cette période a surtout permis de restaurer la confiance entre l’administration et les citoyens, en substituant aux slogans politiques une culture du résultat et de l’efficacité opérationnelle.
Sur le front législatif, le Chef du gouvernement a revendiqué une productivité qu’il qualifie d’exceptionnelle, marquant une profonde restructuration de l’arsenal juridique marocain. Avec plus de 847 textes adoptés, dont 110 lois et 649 décrets d’application, l’exécutif semble avoir mis les bouchées doubles pour accélérer le rythme des réformes. Cette dynamique s’est accompagnée d’une collaboration accrue avec l’institution parlementaire, illustrée par l’examen de 437 propositions de loi, témoignant d’une nouvelle fluidité dans les rapports entre les pouvoirs législatif et exécutif.
Le rayonnement international du Maroc a également occupé une place centrale dans cette rétrospective. Aziz Akhannouch a souligné que le Royaume s’est imposé comme un acteur émergent incontournable et un partenaire de confiance, pilier de la stabilité régionale et fer de lance de la lutte contre le terrorisme. Sur le dossier du Sahara marocain, il a salué la dynamique diplomatique victorieuse, portée par un soutien international grandissant au plan d’autonomie et confortée par la résolution onusienne 2797 d’octobre 2025. Cette ambition diplomatique se double d’une vision géopolitique audacieuse avec l’Initiative Atlantique, projet structurant destiné à désenclaver les pays du Sahel et à favoriser l’intégration économique du continent.
En guise de conclusion, le Chef du gouvernement a rappelé que la légitimité issue des urnes le 8 septembre 2021 reste le moteur de son action. Pour Aziz Akhannouch, le contrat politique est clair : la réforme ne peut se concevoir sans une action pragmatique, une clarté de vision et une efficacité constante, le tout s’inscrivant dans la trajectoire de développement impulsée par le Souverain.






