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Le Maroc contribue à hauteur de 3 millions de dollars au fonds pour la reconstruction de Gaza

Selon des informations rapportées par le quotidien britannique Financial Times, le Maroc a contribué à hauteur de 3 millions de dollars au financement du « Conseil de paix », une structure mise en place par le président américain Donald Trump afin de superviser la phase post-conflit et la reconstruction de la bande de Gaza.

D’après la même source, le Maroc figure parmi les rares pays ayant effectivement transféré leur contribution financière à ce mécanisme, aux côtés des Émirats arabes unis et des États-Unis, alors que plusieurs autres engagements annoncés n’ont pas encore été concrétisés.

Les données citées indiquent également que les Émirats arabes unis ont versé une contribution de 20 millions de dollars. Ces fonds sont destinés au bureau de Nikolay Mladenov, chargé de financer une partie des activités du comité technocratique palestinien appelé à administrer le territoire après la guerre.

Le rapport mentionne également une promesse de financement supplémentaire de 100 millions de dollars de la part des Émirats arabes unis pour la mise en place d’une nouvelle force de police locale à Gaza, bien que ces fonds restent, à ce stade, gelés.

Selon des sources proches du dossier, le Maroc, les Émirats arabes unis et les États-Unis seraient à ce jour les seuls pays à avoir procédé à des versements effectifs au profit du Conseil de paix, malgré des engagements globaux estimés à 17 milliards de dollars.

Dans un rapport adressé au Conseil de sécurité des Nations unies le 15 mai dernier, le Conseil de paix a appelé les États contributeurs à accélérer le déblocage des financements promis, avertissant que l’écart persistant entre les montants annoncés et les fonds effectivement versés risque de réduire le projet à une simple initiative théorique sans impact concret sur le terrain.

Ces appels interviennent alors que la bande de Gaza fait face à d’importants défis de reconstruction. Les estimations évoquent des destructions massives touchant une grande partie des bâtiments et des infrastructures, ainsi que la nécessité d’évacuer plusieurs millions de tonnes de décombres avant le lancement des projets de réhabilitation.

Malgré la reconnaissance de ce mécanisme par les Nations unies, plusieurs pays demeurent réticents à faire transiter leur aide par le Conseil de paix, invoquant des préoccupations liées à la transparence, au suivi et aux mécanismes de contrôle. Nombre d’entre eux privilégient encore les canaux traditionnels d’assistance, notamment ceux relevant du système des Nations unies.

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