Rajaa El Bakkali Tahiri, membre du Bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et de son organisation féminine, a infligé un nouveau revers politique à la direction d’Idriss Lachgar en annonçant sa démission de l’ensemble des responsabilités qu’elle exerçait au sein du parti. Une décision motivée par son opposition à la manière dont est géré le dossier des investitures en vue des prochaines élections.
Dans une lettre adressée au premier secrétaire de l’USFP, Idriss Lachgar, la responsable socialiste dénonce ce qu’elle considère comme une mise à l’écart des militantes du parti du principe de « concurrence loyale », fondé sur la compétence et le mérite. Une critique directe de la méthode retenue par la direction pour arbitrer les candidatures.
Selon elle, certaines pratiques de la direction ne seraient plus en adéquation avec les principes qu’elle a elle-même défendus au sein du parti. Elle annonce ainsi son retrait du Bureau politique ainsi que de l’organisation féminine.
Rajaa El Bakkali Tahiri critique également la suppression du critère relatif à « l’ancienneté d’adhésion » et le dépassement des règles organisationnelles qui encadraient jusqu’ici les procédures de candidature. À ses yeux, ces changements sont susceptibles d’ouvrir la voie à des décisions manquant de clarté et d’équité.
La responsable déplore par ailleurs l’absence de transparence et le manque de visibilité sur les véritables critères retenus pour sélectionner les candidats, tout en contestant les orientations données par la direction du parti concernant l’attribution des investitures.
Elle affirme enfin ne plus être en mesure d’assumer la responsabilité de la situation à laquelle le parti est parvenu. Sa démission constitue ainsi une nouvelle expression publique du malaise interne qui traverse l’USFP, alors que le dossier des investitures s’impose comme l’un des enjeux les plus sensibles à l’approche des prochaines échéances législatives.






