Le bureau de l’Association des barreaux du Maroc (ABAM) a officialisé, ce jeudi lors d’une conférence de presse, la reconduction de la grève générale des avocats. Cette sortie médiatique visait à faire le point sur le projet de loi régissant la profession et sur l’impasse institutionnelle actuelle.
Unité de la profession et imputabilité du gouvernement
Le président de l’ABAM, Maître El Houcine Ziani, a indiqué que le mot d’ordre de grève avait été reconduit à l’unanimité :
Une composante de l’État : M. Ziani a tenu à préciser que la profession ne s’inscrit pas dans une démarche d’affrontement avec l’État, rappelant l’engagement historique des avocats marocains dans les grandes causes nationales et l’édification institutionnelle.
Échec de la gestion gouvernementale : Il a imputé à l’exécutif la responsabilité politique de cette crise, dénonçant une gestion défaillante qui fragilise la profession, paralyse le fonctionnement de la justice et pénalise directement les justiciables.
Cohésion interne et refus de toute instrumentalisation
Interrogé sur le climat au sein des barreaux, le président de l’ABAM a réaffirmé la cohésion du mouvement :
Un front uni : M. Ziani a fermement démenti l’existence de dissensions internes, assurant que le corps professionnel demeure soudé autour de ses exigences.
Indépendance des revendications : Tout en réitérant l’attachement indéfectible des avocats aux institutions du Royaume, il a rejeté toute tentative d’ingérence ou de récupération politique de leurs demandes par des entités étrangères.
Grève des avocats : L’ABAM reconduit le débrayage et accuse le gouvernement






