à la uneSociété

El Mansouri reconnaît les failles du programme de logement social et annonce des réformes

La ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, Fatima Zahra El Mansouri, a reconnu que l’ancien programme de logement social n’avait pas permis d’assurer une répartition territoriale équilibrée de l’offre, la majorité des projets s’étant concentrée dans six grandes régions, au détriment de nombreuses villes petites et moyennes.

Selon la ministre, l’obligation de réaliser au moins 500 logements par convention a favorisé un nombre limité de grands promoteurs immobiliers, concentrant ainsi les investissements dans certaines zones et privant d’autres territoires d’une offre adaptée aux besoins de leur population.

S’exprimant lundi devant la Chambre des représentants lors de la séance des questions orales, Fatima Zahra El Mansouri a dressé un bilan du programme de logements sociaux commercialisés au prix de 250 000 dirhams. Elle a expliqué que les conditions imposées par ce dispositif avaient conduit à une forte concentration géographique des projets, limitant la participation des petites entreprises et réduisant l’offre de logements dans de nombreuses villes.

La ministre a indiqué que le nouveau programme d’aide directe au logement vise précisément à corriger ces déséquilibres, en accordant l’aide directement aux acquéreurs et en encourageant le développement de projets immobiliers dans des régions jusqu’ici peu attractives pour les grands promoteurs.

Elle a révélé que 108 459 personnes ont déjà bénéficié de ce dispositif, les principales villes concernées étant Fès, Berrechid, Meknès, le Grand Casablanca, Kénitra, El Jadida, Benslimane, Settat, Médiouna, Oujda-Angad et Berkane. Dans cette perspective, le ministère prévoit d’élaborer des plans régionaux de l’habitat afin d’adapter l’offre aux besoins spécifiques de chaque territoire et de réduire les disparités territoriales en matière de logement.

Par ailleurs, des concertations sont en cours avec le ministère de l’Économie et des Finances pour étudier la mise en place d’un soutien à l’autoconstruction, notamment dans les zones où les grands projets immobiliers sont peu présents ou insuffisants pour répondre aux besoins des ménages.

Les déclarations de la ministre relancent ainsi le débat sur le bilan des anciens programmes de logement social et sur les avantages dont ont bénéficié les grands promoteurs immobiliers, alors que de nombreuses villes continuent d’attendre un accès plus équitable au logement, aux investissements publics et aux dispositifs de soutien.

Related Posts

Leave A Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *