À peine le public de la scène OLM Souissi avait-il appris l’annulation du concert très attendu de la star internationale Nicky Jam, en raison d’un problème de santé soudain, selon les organisateurs du Festival Mawazine – Rythmes du Monde, qu’il découvrait déjà le nom de son remplaçant : le groupe Gipsy Kings. Une décision qui a rapidement suscité une vague de mécontentement et de nombreuses interrogations.
Des milliers de spectateurs avaient acheté leurs billets spécialement pour assister à la prestation de Nicky Jam, l’une des figures majeures de la musique latine. Au-delà d’un simple concert, ils attendaient une expérience artistique bien précise, pour laquelle ils avaient réservé leurs places, organisé leur déplacement et engagé des dépenses supplémentaires.
Or, les organisateurs se sont limités à annoncer l’annulation du spectacle et son remplacement par un autre artiste, sans fournir de précisions sur les droits des détenteurs de billets ni sur les solutions qui leur seraient proposées.
Cette situation a une nouvelle fois mis en lumière les limites de la communication avec le public dans ce type de circonstances exceptionnelles. Pour un festival de l’envergure de Mawazine, beaucoup s’attendaient à un dispositif d’information plus transparent et à une gestion de crise capable de préserver la confiance des festivaliers.
Le remplacement par un autre artiste, aussi prestigieux soit-il, ne change pas le fait que les spectateurs avaient acheté leur billet pour voir Nicky Jam, et non un autre concert.
Les grands festivals se distinguent autant par leur capacité à gérer les imprévus que par leur programmation. Dans ce contexte, l’annulation du concert de Nicky Jam s’est transformée, au-delà d’un simple contretemps, en une source de vives critiques visant l’organisation de Mawazine et sa gestion de la déception des détenteurs de billets.






