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Élections : le financement public des législatives 2026 bondit à 450 millions de dirhams

Le gouvernement marocain a porté à 450 millions de dirhams (45 milliards de centimes) le financement public des campagnes électorales pour les élections législatives de 2026, contre 160 millions de dirhams lors du scrutin de 2021.

Cette augmentation de 290 millions de dirhams, soit une hausse de 181,25 %, marque un changement majeur dans le soutien public accordé aux partis politiques et aux listes de jeunes candidats, tout en relançant le débat sur l’utilisation des fonds publics et leur impact sur la transparence et l’équité de la compétition électorale.

Un décret du Chef du gouvernement prévoit l’affectation de 400 millions de dirhams aux partis politiques participant aux élections de la Chambre des représentants, auxquels s’ajoutent 50 millions de dirhams destinés aux listes composées de candidates et candidats âgés de 35 ans ou moins.

Publié au Bulletin officiel n°7516, le texte précise que cette aide est réservée aux listes remplissant les conditions légales, dans le but de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs politiques confrontés aux coûts élevés des campagnes électorales.

La décision a été proposée conjointement par le ministre de l’Intérieur, le ministre de la Justice et la ministre de l’Économie et des Finances. Elle s’appuie sur la loi organique n°29.11 relative aux partis politiques, notamment son article 35, ainsi que sur la loi organique n°27.11 relative à la Chambre des représentants, en particulier son article 23.

Le texte se fonde également sur le décret n°2.16.666 du 10 août 2016, relatif à la contribution de l’État au financement des campagnes électorales des partis politiques, ainsi que sur le décret n°2.26.311 du 22 avril 2026, qui fixe les modalités de versement de l’aide publique en faveur des listes de candidats de moins de 35 ans.

Lors des élections législatives du 8 septembre 2021, l’État avait consacré 160 millions de dirhams au financement des campagnes électorales des partis politiques.

Cette hausse substantielle du financement public accroît le coût des prochaines élections pour les finances publiques et confère aux institutions de contrôle une responsabilité renforcée dans le suivi de l’utilisation de ces fonds, ainsi que dans la récupération des montants non utilisés ou dépensés en dehors du cadre légal, afin de garantir une gestion transparente de l’argent public.

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