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Rachid Talbi Alami : L’Afrique est une terre d’essor démocratique loin des clichés médiatiques

Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants, a profité de l’ouverture de la conférence africaine sur le Partenariat pour un gouvernement ouvert, organisée au Maroc, pour déconstruire les clichés persistants sur le continent. Loin de l’image d’une Afrique en proie aux seuls conflits et guerres souvent véhiculée par certains médias, il a décrit un continent en plein essor démocratique, résolument engagé dans la construction d’institutions solides et porté par des dynamiques civiles vibrantes. Pour le président de la Chambre, la diversité des acteurs présents à cette rencontre démontre que l’Afrique ne se limite pas aux enjeux de développement économique ou d’infrastructures ; elle place désormais la connaissance, les droits et les valeurs au cœur de son ambition politique.

Dans son plaidoyer, M. Talbi Alami a souligné que la démocratie institutionnelle est aujourd’hui une réponse nécessaire face aux campagnes mondiales de dénigrement et de scepticisme qui visent les parlements. Pour renforcer cette légitimité, il appelle à un renouveau démocratique passant par une implication directe des citoyens dans les fonctions de législation et de contrôle. Cette volonté de réforme, illustrée par l’adhésion volontaire de nombreux pays africains au Partenariat pour un gouvernement ouvert, doit toutefois, selon lui, bénéficier d’une reconnaissance internationale plus juste. Il a ainsi insisté sur la nécessité d’une équité mondiale qui respecte la souveraineté nationale et les spécificités de chaque État, tout en protégeant les réformes locales des ingérences extérieures.

Le président de la Chambre a également alerté sur l’émergence d’une nouvelle fracture stratégique entre le Nord et le Sud, alimentée par l’accès inégal aux technologies numériques et à l’intelligence artificielle. Selon lui, le renforcement de la démocratie africaine passe impérativement par une démocratisation des outils numériques, exigeant une baisse des coûts des brevets et un transfert technologique facilité vers le continent. En guise de réponse concrète, il a annoncé le lancement du Réseau africain des parlements ouverts, concrétisant ainsi les déclarations de Marrakech et d’Abidjan. Le Maroc, fort de son avance technique avec plus de sept millions de pages parlementaires numérisées et une quarantaine d’applications dédiées, se positionne ainsi comme un partenaire central pour le partage d’expertises à l’échelle continentale.

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