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À l’approche de l’Aid Al-Adha, raréfaction de l’offre et tensions sur les prix du bétail

À moins de vingt jours de Aïd al-Adha, les familles marocaines amorcent leurs déplacements vers les marchés à la recherche du mouton du sacrifice, dans un contexte marqué par une rareté relative de l’offre et une hausse notable des prix.

Une tournée dans plusieurs souks et marchés hebdomadaires met en lumière, à travers les témoignages des éleveurs, une présence limitée du cheptel, alors que les prix s’établissent, dans de nombreux cas, à partir de 3 500 dirhams, voire au-delà.

Au marché de Had Berrchid, dans la région de Settat, un éleveur souligne que la faiblesse de l’offre conditionne directement les niveaux de prix, tandis que la demande des ménages demeure encore modérée à ce stade.

Ces constats contrastent avec les déclarations du ministre de l’Agriculture évoquant une offre abondante et des prix accessibles. Sur le terrain, la situation apparaît plus nuancée, suscitant des interrogations quant à l’évolution des prix et appelant à une vigilance accrue des autorités compétentes.

Dans ce même marché, réputé pour la race Sardi, les prix oscillent entre 3 200 et plus de 4 500 dirhams, une tendance attribuée à la rareté du cheptel disponible.

Au marché du mardi d’Azrou, connu pour les races « Timahdite » et « Barki », la hausse des prix se confirme également. Certains éleveurs rapportent la vente de lots entiers à des intermédiaires à des niveaux avoisinant 3 400 dirhams par tête.

Toutefois, des écarts subsistent selon la qualité et le poids du bétail : certains vendeurs proposent des moutons entre 2 300 et 2 900 dirhams, tandis que d’autres affichent des prix plus élevés, atteignant 3 500 dirhams ou davantage pour les pièces jugées de meilleure qualité.

À mesure que l’échéance religieuse approche, les marchés se transforment en pôles d’intense activité commerciale, marqués par une affluence progressive et une dynamique d’achat anticipé. Traditionnellement, les prix suivent une trajectoire ascendante durant cette période, sous l’effet conjugué de la demande saisonnière et de la limitation de l’offre.

Le moment de l’acquisition demeure ainsi déterminant : certains ménages privilégient un achat précoce afin de se prémunir contre une éventuelle flambée des prix à l’approche de la fête, tandis que d’autres misent sur une possible stabilisation, voire un léger repli, dans les derniers jours.

Dans ce contexte, la question du pouvoir d’achat s’impose avec acuité, de nombreuses familles étant contraintes d’arbitrer entre le respect des traditions liées à cette célébration religieuse et les contraintes économiques actuelles.

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