Yassine Oukacha, président du groupe du Rassemblement national des indépendants (RNI) à la Chambre des représentants, a placé l’efficacité des politiques publiques et leur capacité à améliorer les conditions économiques et sociales des citoyens au cœur de l’évaluation du projet de loi de finances pour 2027. Il a souligné que le jugement porté sur les choix gouvernementaux ne doit pas se baser sur le volume des budgets alloués ou sur les mesures annoncées, mais bien sur les résultats concrets obtenus sur le terrain.
Lors de la discussion générale du projet de loi de finances, ce mercredi 28 octobre, au sein de la Commission des finances de la Chambre des représentants, M. Oukacha a expliqué que l’évaluation du projet nécessite d’examiner dans quelle mesure les choix gouvernementaux concordent avec le discours sur le changement de cap, la clarté des priorités, la crédibilité des engagements annoncés, ainsi que la capacité des politiques proposées à répondre aux défis économiques et sociaux auxquels fait face le Maroc.
L’intervenant a estimé qu’évoquer un changement d’orientations politiques ne suffit pas, en soi, à prouver qu’une transformation effective de la gestion des affaires publiques a eu lieu. Il a insisté sur le fait que toute rupture proclamée avec les expériences passées a besoin d’alternatives claires et de choix précis, capables d’orienter l’action gouvernementale et de fixer ses priorités.
Il a ajouté que le critère fondamental pour mesurer l’efficacité des politiques publiques réside dans leur capacité à générer une valeur ajoutée pour l’économie nationale et à améliorer les conditions de vie des citoyens. Cela soumet les engagements gouvernementaux à une évaluation fondée sur les résultats atteints, bien au-delà du simple discours politique ou des mesures proclamées.






