Alors que le choix du candidat du Parti Authenticité et Modernité (PAM) pour les prochaines élections législatives dans la circonscription de Sidi Kacem semblait pratiquement arrêté, la direction nationale du parti a finalement décidé de différer l’annonce officielle de sa tête de liste. Une décision qui traduit la volonté du PAM de maîtriser les répercussions politiques et électorales susceptibles d’accompagner cette investiture.
Selon une source informée, les instances dirigeantes du parti étaient favorables à l’investiture de Saad Ibn Zaroual pour conduire la liste du PAM dans cette circonscription, où le parti espère remporter l’un des cinq sièges parlementaires en jeu. Toutefois, à l’issue d’une visite effectuée il y a près de deux semaines par des responsables du parti dans la région du Gharb, il a été décidé de reporter l’officialisation de cette candidature.
Toujours selon la même source, ce report ne s’explique pas uniquement par des considérations électorales ou organisationnelles. Il serait principalement lié aux développements de l’affaire judiciaire portant sur la transformation d’un centre de formation continue et de protection de l’enfance en établissement hôtelier privé au profit d’un ancien président de conseil régional. Une affaire qui continue de susciter de vives réactions et de peser sur le climat politique dans la province.
Ce dossier avait conduit à la révocation de Saad Ibn Zaroual, de son frère Benaïssa Ibn Zaroual, ainsi que d’Abdelilah Ou Issa, président du conseil communal. Après avoir suscité une importante controverse au niveau local, l’affaire est désormais entre les mains de la Cour d’appel de Rabat, où la procédure est toujours en cours.
Parallèlement, le conseil provincial de Sidi Kacem, présidé par Adel Benhaïmoud, s’est constitué partie civile dans cette procédure judiciaire engagée contre Saad Ibn Zaroual et les autres personnes poursuivies. Le dossier attend désormais son renvoi devant la juridiction de jugement afin que la justice se prononce sur le sort des quatre prévenus, qui comparaissent en état de liberté.
Dans ce contexte, la direction du PAM semble privilégier la prudence en maintenant, pour l’heure, le suspense autour de sa candidature à Sidi Kacem. Le parti entend ainsi éviter que l’annonce de son investiture ne relance le débat autour de cette affaire judiciaire à l’approche des échéances législatives, dans un contexte où chaque choix de candidat est susceptible d’avoir un impact sur ses ambitions électorales dans la province.






