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Le RNI dévoile son troisième engagement : l’inclusion économique au cœur de son programme

Le Rassemblement National des Indépendants (RNI) a poursuivi, mardi à Marrakech, sa tournée nationale consacrée à la présentation des grands engagements qui constituent les piliers de son programme pour la prochaine étape. Après les étapes de Fès et d’Oujda, le parti a présenté son troisième engagement, intitulé « Réaliser l’inclusion économique », articulé autour de quatre mesures destinées à stimuler l’emploi, renforcer la protection des travailleurs et faciliter l’accès au financement des projets productifs.

Cette présentation intervient après
l’annonce des deux premiers engagements du parti. Le premier est consacré à la protection durable du pouvoir d’achat, à travers quatre mesures portant notamment sur la lutte contre la hausse des prix, le soutien à l’épargne des travailleurs du secteur informel, l’amélioration des salaires et des pensions de retraite, ainsi que l’appui à l’éducation des familles.

Le deuxième engagement vise à garantir la qualité des services publics sur l’ensemble du territoire, avec des actions concernant l’eau, l’énergie, l’éducation et la santé.

Le troisième engagement s’articule autour de quatre mesures phares.
La première, consacrée à une nouvelle dynamique de l’emploi dans l’ensemble des territoires, fixe l’objectif de ramener le taux de chômage à moins de 9 % d’ici 2030.

Pour y parvenir, le parti prévoit la mobilisation de 15 milliards de dirhams entre 2026 et 2031 et ambitionne de porter le taux d’investissement à 33 % du PIB.

Le programme prévoit la création de centaines de milliers d’emplois dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment 100.000 postes dans le tourisme, 150.000 dans l’agriculture et le monde rural, 300.000 dans l’industrie, 100.000 dans l’artisanat et les services, 240.000 dans le numérique, ainsi que 100.000 emplois par an liés aux préparatifs de la Coupe du monde 2030.

Le RNI mise également sur les grands projets d’infrastructures, tels que les stations de dessalement d’eau et les ports de Nador West Med et Dakhla Atlantique, afin de renforcer la dynamique économique dans les différentes régions.

Le programme prévoit également un parcours d’accompagnement destiné aux travailleurs du secteur informel ainsi qu’aux jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET), comprenant un diagnostic, une orientation, une formation de courte durée et un accompagnement vers l’insertion professionnelle. Des dispositifs de soutien à l’emploi devraient permettre près de 250.000 insertions professionnelles par an, dans le cadre d’une politique économique visant une croissance annuelle de 5 %.

La deuxième mesure porte sur la création d’une allocation de retour à l’emploi, qui remplacerait l’actuel dispositif d’indemnisation pour perte d’emploi. Le nouveau système prévoit trois niveaux d’indemnisation et double la durée de couverture, qui passerait de six à douze mois, tout en assouplissant les conditions d’éligibilité.

Les salariés déclarés pourraient ainsi bénéficier d’une indemnité équivalente à 70 % du salaire de référence pendant douze mois, avec un plafond relevé à quatre fois le SMIG. La condition d’ouverture des droits serait réduite à 520 jours de cotisation sur trois ans, contre 780 jours actuellement. Une réforme est également prévue afin d’adapter le calcul de cette indemnisation aux réalités du marché du travail, notamment pour les salariés à revenus élevés.

La troisième mesure concerne la sécurisation des parcours professionnels des travailleurs saisonniers. Elle prévoit d’étendre aux travailleurs des secteurs du tourisme, de la culture, de l’agriculture, de la pêche maritime, du bâtiment et des travaux publics les mêmes droits que les autres salariés, notamment en matière d’assurance maladie obligatoire, de retraite, d’allocations familiales et d’allocation de retour à l’emploi saisonnier.

Pour concrétiser cette réforme, le parti propose la création d’une carte du travailleur saisonnier, permettant de cumuler des droits sociaux en fonction des journées de travail déclarées. Une allocation de retour à l’emploi saisonnier, correspondant à 70 % du salaire de référence, pourrait être versée pendant une durée maximale de six mois, sous certaines conditions de cotisation. Le RNI prévoit également un encadrement plus strict des contrats à durée déterminée (CDD), limités aux besoins temporaires ou aux hausses exceptionnelles d’activité, avec une conversion automatique en contrat à durée indéterminée (CDI) en cas d’abus.

Enfin, la quatrième mesure consiste à mettre en place un Fonds de prêts productifs sans intérêt destiné aux personnes en situation de vulnérabilité souhaitant lancer une activité génératrice de revenus. Ces prêts seraient garantis par l’État et accordés sans exigence de garanties personnelles.

Le dispositif repose sur cinq principes : un accès simplifié grâce à la garantie de l’État, l’absence d’intérêts, un accompagnement des bénéficiaires dans la conception et le lancement de leurs projets, des montants adaptés aux réalités économiques locales et la levée des obstacles à l’accès au financement. À travers cette initiative, le RNI entend faire évoluer le rôle de l’État d’un simple filet de protection sociale vers un véritable levier de développement économique et d’inclusion.

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