à la unePolitique

Gouvernement : l’Istiqlal tranche et propose six profils pour les portefeuilles clés

À l’approche de la formation du nouvel exécutif mené par Fatima-Zahra Mansouri, le Parti de l’Istiqlal a jeté les bases de sa future participation. La formation de la « Balance » a arrêté une liste de six figures de premier plan, combinant cadres chevronnés et valeurs montantes, avec l’ambition de peser sur les dossiers économiques et sociaux.

Les tractations entrent dans leur dernière ligne droite. Selon des informations concordantes, le Parti de l’Istiqlal — l’une des composantes majeures de la future majorité gouvernementale — a arrêté sa liste de candidats aux maroquins ministériels. Conduites par le secrétaire général Nizar Baraka, ces négociations avec la cheffe du gouvernement désignée, Fatima-Zahra Mansouri, ont permis de sceller l’architecture de la participation istiqlalienne, aux côtés de l’USFP et du PPS. Les attributions exactes devraient être officialisées dans les prochaines heures. Pour s’installer au sein du futur exécutif, le parti mise sur un savant dosage d’expérience institutionnelle et d’expertise technique.

Sans surprise, Nizar Baraka fait figure de proue de cette sélection. Entre un parcours académique pointu, un passage remarqué à la tête du ministère de l’Économie et des Finances, et une gestion saluée du dossier ultrasensible de l’eau et des infrastructures hydrauliques dans le gouvernement sortant, le patron de l’Istiqlal coche toutes les cases pour briguer un portefeuille de premier plan. À ses côtés, Abdelsamad Kayouh, ministre sortant du Transport et de la Logistique, capitalise sur sa solide implantation dans la région de Souss-Massa et sa double casquette d’élu de terrain et d’entrepreneur agricole, un profil rompu aux arcanes de l’exécutif et aux dossiers productifs.

Le parti de la Balance fait également la part belle à des figures ancrées dans la vie politique et territoriale. Abdelkader El Kihel, figure historique du parti, mettra en avant son long passif syndical et parlementaire, le prédisposant naturellement à piloter un département social. Hassan Abdelkhalek, ancien ambassadeur et fin connaisseur de la diplomatie régionale, fait un retour remarqué au premier plan après avoir notamment dirigé le cabinet du Premier ministre sous Abbas El Fassi. Quant à Omar Hejira, ancien maire d’Oujda et député aguerri, il apporte son expérience de la gestion locale et sa maîtrise des dossiers parlementaires, tant au niveau national qu’européen. L’unique présence féminine de cette liste est incarnée par Madiha Khier, présidente du groupe parlementaire istiqlalien, dont la nomination au sein de l’équipe gouvernementale est perçue comme un signal fort pour renforcer la représentativité des femmes aux postes de décision, répondant à une exigence croissante de parité et de renouvellement des élites.

Si le détail des attributions reste suspendu aux arbitrages finaux, les orientations du parti sont claires. L’Istiqlal lorgne les secteurs névralgiques de l’économie, des finances, de l’agriculture, de la santé, de l’emploi et de l’eau. Des domaines en parfaite adéquation avec son programme électoral, articulé autour de trois priorités absolues : le soutien au pouvoir d’achat, la relance de l’emploi des jeunes et l’accélération des chantiers face à la crise hydrique.

Related Posts

Leave A Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *