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Maroc : Driss Lachguar explique l’absence de conférence de presse de la majorité

Pas de conférence de presse pour l’instant. Driss Lachguar, le patron de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), l’a expliqué lors de son passage dans l’émission « Nokta ila assatr » (« À la ligne »), sur la Première chaîne : les dirigeants de la majorité attendront la fin du processus constitutionnel, c’est-à-dire la nomination des membres du gouvernement par le Roi, avant de détailler leur accord. Il juge cette démarche tout à fait naturelle.
Selon lui, l’annonce de l’entente entre les quatre partis visait surtout à couper court aux rumeurs et aux interprétations qui avaient accompagné les consultations. Mais un accord politique n’équivaut pas à un gouvernement formé, a-t-il rappelé : celui-ci ne le sera qu’une fois les ministres nommés par le souverain.
M. Lachguar a levé le voile sur les coulisses de ces tractations. La construction de l’architecture gouvernementale a, dit-il, exigé de longues discussions entre les parties concernées. La charte de la majorité a été arrêtée le jour même de l’entretien, après plusieurs modifications, tandis que le programme gouvernemental sera élaboré à partir d’un projet général.

Interrogé sur des commentaires attribuant le retard de l’annonce à sa position lors des derniers moments des négociations, le dirigeant socialiste a opposé un démenti. Il s’est dit surpris par des récits qui ne correspondent pas, selon lui, à ce qu’il a vécu autour de la table.

Il a également balayé les allégations selon lesquelles il chercherait à devenir ministre ou à faire entrer ses enfants au gouvernement, les qualifiant d’« étranges et risibles ». Les candidats de l’USFP, assure-t-il, sont choisis sur des critères objectifs, déjà présentés devant le Conseil national et inscrits dans sa décision : compétence, intégrité, sens des responsabilités et capacité de décision.
Sur le déroulement des consultations, M. Lachguar a salué la méthode de Fatima Zahra Mansouri, qui a été, selon lui, « véritablement une cheffe de gouvernement ». Lors du premier round, elle a reçu les partis représentés au Parlement sur un pied d’égalité, selon un programme défini. Cette première séquence n’a pas porté sur la participation au gouvernement : elle a surtout permis d’échanger des félicitations et d’évoquer les problèmes du pays. Mme Mansouri s’est attachée, avec chaque formation, à ses préoccupations propres, ce qui a permis de dégager des points communs susceptibles de rapprocher les futurs partenaires.

Le chef de l’USFP a précisé qu’il voyait dans la présidence du gouvernement le centre des négociations et qu’il n’avait donc pas cherché à rencontrer d’autres partis durant cette phase. Il disait ignorer leurs choix avant le second round, au cours duquel une vision fondée sur ces points communs a été présentée.

À ses yeux, le Parti du progrès et du socialisme (PPS), l’USFP et l’Istiqlal sont les composantes les mieux placées pour appliquer le programme gouvernemental dans ses volets social et économique. Il a aussi relevé une convergence avec le PAM sur certains points de départ liés à l’identité de gauche.

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