L’Iran a accepté d’inviter à nouveau des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur son territoire, a affirmé lundi en Suisse le vice-président américain JD Vance au lendemain de pourparlers en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Téhéran a suspendu sa coopération avec l’instance onusienne après les bombardements israélo-américains contre ses installations, en juin 2025. Mais si l’AIEA n’a depuis pas été autorisée à accéder aux sites touchés, elle a pu en visiter d’autres ces derniers mois.
« Les Iraniens ont accepté d’inviter à nouveau les inspecteurs de l’AIEA. Il s’agit d’une étape majeure pour le peuple américain et d’un premier pas vers la dénucléarisation définitive, c’est-à-dire l’arrêt définitif du programme d’armement nucléaire iranien », a déclaré M. Vance devant la presse, disant s’attendre « à ce que cela se produise au plus tôt cette semaine ».
Le vice-président américain s’exprimait avant de quitter la Suisse au lendemain de 18 heures de pourparlers marathon tenus dans un complexe hôtelier de luxe des Alpes suisses avec une délégation iranienne et des hauts responsables des pays médiateurs, le Pakistan et le Qatar.
Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, était aussi sur place ce week-end.
La semaine dernière, les présidents américain et iranien ont chacun signé à distance un protocole d’accord dans lequel Téhéran s’engage à diluer son uranium hautement enrichi en échange de la levée des sanctions internationales, mais les modalités restent à définir.
Selon le texte, au cours d’une période de négociations de 60 jours, les deux pays discuteront d’un mécanisme permettant de traiter ces stocks « en recourant, au minimum, à une méthode de dilution sur place sous la supervision de l’AIEA ».
Diluer l’uranium à un taux inférieur à 5%, loin des 90% requis pour fabriquer la bombe nucléaire, vise à éloigner la menace d’un enrichissement à des fins militaires.
Les pays occidentaux et Israël soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire, mais la République islamique se défend d’avoir de telles intentions.
Le sort de plus de 400 kg d’uranium hautement enrichi, vus pour la dernière fois le 10 juin 2025 par les inspecteurs de l’AIEA, demeure à ce jour incertain.
AFP






