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Élections du 23 septembre : Petits partis et alliances de gauche à l’assaut de l’Hémicycle

RABAT — Les élections législatives du 23 septembre prochain s’imposent comme un rendez-vous charnière pour le paysage politique marocain. Pour une poignée de petites formations et d’alliances stratégiques, le scrutin représente une occasion décisive d’accroître leur présence au sein de la Chambre des représentants, voire d’y faire leur toute première entrée.
Au cœur de cette campagne électorale qui s’intensifie, ces partis cherchent à séduire l’électorat en formulant des alternatives socio-économiques fortes face à la hausse du coût de la vie et aux attentes croissantes de la population.
Mariages de raison et rénovation des cadres
Pour maximiser leurs chances et convertir leurs suffrages en sièges, certaines formations ont fait le choix du rassemblement. C’est le cas du Parti de la Fédération de la Gauche Démocratique (FGD) et du Parti Socialiste Unifié (PSU), qui ont uni leurs forces sous la bannière de l’« Alliance de la Gauche ». Comme l’a confirmé son secrétaire général, Abdeldeslam El Aziz, cette coalition électorale est parvenue à couvrir un maillage important de circonscriptions à travers le Royaume, proposant un programme axé sur le bouclier social et la défense du pouvoir d’achat.
D’autres partis misent sur un renouvellement générationnel massif. L’Union Marocaine pour la Démocratie (UMD), portée par sa secrétaire générale Ilham Belfahli, aborde le scrutin avec une stratégie résolument tournée vers la jeunesse : près de 80 % des têtes de listes ont moins de 35 ans. La formation accorde également une place prioritaire aux candidatures féminines et à la diaspora (MRE), plaçant la moralisation de la vie publique et la lutte contre la corruption comme prérequis à toute relance économique.
Du côté du Parti de la Renaissance, le mot d’ordre s’articule autour du triptyque « Participe, choisis, change ». Son secrétaire général, Saïd El Ghnioui, insiste sur l’urgence de réduire les inégalités sociales, de juguler la crise du logement et d’amorcer la transition écologique, après avoir mené une tournée de mobilisation dans huit régions du pays.
Une concurrence vive pour le Palais Souissi
Les chiffres de la participation électorale témoignent de la densité de l’offre politique pour ce rendez-vous démocratique :
1 850 listes de candidature ont été validées à l’échelle nationale (cumulant circonscriptions locales et régionales).
7 288 candidats sont officiellement en lice pour faire leur entrée à la Chambre des représentants.
Plus de 18 candidats se disputent chaque siège au Parlement en moyenne nationale.
Alors que la campagne touche à sa phase culminante, ces formations politiques font le pari qu’un discours renouvelé et des candidatures de proximité sauront convaincre les abstentionnistes et restaurer la confiance envers l’institution parlementaire.

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