Les regards des observateurs de la vie politique locale sont rivés sur Salé-El Jadida, où s’engage un affrontement sans merci pour les trois sièges parlementaires de la circonscription. Le terrain s’apprête à devenir le théâtre d’une rude compétition entre figures d’influence et notables locaux, sur fond de reconfigurations majeures par rapport au dernier mandat.
Transfuges et ténors de la gestion locale
Au centre de toutes les attentions, Mohamed Benattia prend le départ sous les couleurs du Mouvement Populaire (MP). En rupture avec le Parti Authenticité et Modernité (PAM) sous l’étiquette duquel il a siégé pendant plusieurs législatures, l’ancien président de l’arrondissement d’Hssaine ne part pas de zéro. Fort de son ancrage territorial et du réservoir de plus de 10 500 voix qui lui avait permis d’offrir un siège au PAM lors du précédent scrutin, il s’impose d’emblée comme un candidat poids lourd plutôt que comme un simple nouvel arrivant.
Face à lui, le Rassemblement National des Indépendants (RNI) fait de nouveau le choix de la continuité en confiant la tête de liste à Abdelkrim Ez-Zamzami. Fort de son assise parlementaire et de son passage à la tête de la commune de Ameur, ce dernier entend capitaliser sur la première place décrochée par son parti dans la zone lors de la dernière consultation.
Rivalités territoriales et recomposition des forces
Pour combler le vide laissé par le départ de Benattia, le PAM abat la carte de la proximité en investissant Larbi Erouich, actuel président de la commune rurale de Sehoul. Le Parti de l’Istiqlal réplique en positionnant Mohamed Karboub, également député et président de la commune de Ameur, misant sur sa connaissance fine des dossiers d’aménagement et son emprise sur le tissu local.
La compétition s’intensifie avec le retour au premier plan du Parti de la Justice et du Développement (PJD), qui a désigné très tôt Aziz El Hanaoui pour mener la bataille. Connu pour son militantisme de terrain, El Hanaoui entend créer la surprise en mobilisant un électorat critique. Enfin, Ibrahim Aksab s’aligne pour le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), rejoint par une pléiade de candidats secondaires bien décidés à troubler le jeu des favoris.
Circonscription de Salé-El Jadida : La bataille des trois sièges s’annonce électrique






