En déplacement à Chtouka Aït Baha, aux portes d’Agadir, le secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), Mohamed Nabil Benabdallah, a asséné une offensive ciblée contre Aziz Akhannouch. En s’attaquant aussi bien à l’action de l’exécutif qu’à la gestion municipale de la capitale du Souss, le chef de file du PPS a choisi de frapper le chef du gouvernement là où il est politiquement le plus exposé.
Des failles des services publics au dérapage des prix
D’emblée, Benabdallah est revenu sur la vague de mécontentement qui a secoué Agadir à la fin de l’année dernière. Pointant du doigt la crise de l’hôpital régional Hassan II et les drames humains qui y ont été enregistrés, il a qualifié ces événements de déclencheur majeur de la colère de la « Génération Z ». Un réquisitoire qui prend une tournure d’autant plus personnelle que la mairie d’Agadir est directement présidée par Aziz Akhannouch.
Élargissant sa charge au pouvoir d’achat, le patron du PPS a fustigé la hausse ininterrompue des carburants et son effet domino sur les produits de première nécessité. Il a particulièrement insisté sur l’envolée des prix de la viande rouge, grimpés entre 150 et 160 dirhams le kilo au fil du mandat, avant de franchir la barre des 170 dirhams dans la foulée de l’Aïd al-Adha.
Gouvernance et bataille contre l’abstention
Le volet économique s’est teinté d’accusations de conflits d’intérêts lorsque Benabdallah a remis sur le tapis l’attribution du marché de la station de dessalement d’eau de mer de Casablanca. Citant directement le groupe privé du chef du gouvernement, bénéficiaire du projet, il a dénoncé une confusion néfaste entre gestion des affaires publiques et intérêts personnels.
Concluant son discours par un appel pressant aux électeurs, notamment aux jeunes, le leader du PPS a mis en garde contre le piège du « tous pareils ». Pour Benabdallah, la désaffection des urnes fait le jeu des candidats qui misent sur la puissance financière pour orienter les voix. S’abstenir, a-t-il averti, ne revient pas à sanctionner les dirigeants en place, mais garantit au contraire la reconduction des mêmes pratiques.
Proximité d’Agadir : Nabil Benabdallah pilonne le bilan d’Akhannouch sur ses terres






