La circonscription d’Anfa entre dans une période de recomposition politique intense. L’Union constitutionnelle (UC) vient d’officialiser la candidature de Kenza Chraïbi, présidente du conseil de l’arrondissement de Sidi Belyout, comme tête de liste locale pour les prochaines élections législatives. Ce choix stratégique vient accentuer la compétition dans l’un des fiefs électoraux les plus convoités de Casablanca.
Cette décision fait suite au départ de Mme Chraïbi du Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM), formation sous les couleurs de laquelle elle dirigera jusqu’ici l’arrondissement de Sidi Belyout. Privée de la conduite de la liste du PAM à Anfa au profit de Najwa Koukouss, Kenza Chraïbi a fait le choix de rejoindre l’UC. Ce glissement d’appareil illustre l’impact direct des arbitrages internes et des choix d’investiture sur le paysage électoral casablancais, ouvrant la voie à un duel frontal entre la candidate et son ancienne famille politique.
Le territoire d’Anfa confirme ainsi son statut de terrain privilégié pour le mercato politique. Avant ce mouvement, le PAM avait déjà enregistré le ralliement de Mohamed El Alaoui El Mohammadi, ancienne tête de liste de l’UC dans cette même circonscription, ainsi que celui de l’Istiqlalien Aziz Chbine. En accueillant Kenza Chraïbi, l’UC s’assure en retour une figure locale implantée, capable d’influer sur le report des voix.
Ces grandes manœuvres témoignent d’une préparation électorale centrée sur le recrutement de personnalités à fort ancrage territorial. À Anfa, la redistribution des cartes redistribue les rôles : l’enjeu des prochains mois résidera dans la capacité de chaque parti à convertir ces ralliements individuels en capital électoral effectif dans les urnes.






