Un nouvel épisode de tension diplomatique et culturelle entre le Maroc et l’Algérie s’est produit dans les couloirs de l’UNESCO à Paris, à l’occasion de la manifestation baptisée « Semaine africaine », selon un communiqué publié par la mission permanente du Maroc auprès de l’organisation.
Le communiqué marocain indique que des représentants de la société civile participant aux activités culturelles parallèles de l’événement auraient été confrontés à des comportements et propos jugés « inacceptables » de la part de membres de la délégation algérienne. Selon la même source, ces incidents ont contribué à tendre l’atmosphère d’un événement pourtant consacré à la célébration de la diversité culturelle africaine et au dialogue entre les peuples.
La mission marocaine estime également que cet épisode ne constitue pas un incident isolé, mais s’inscrit dans une série de tensions liées aux questions du patrimoine culturel, notamment depuis l’inscription du Caftan marocain sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO en décembre 2025.
Le Maroc a par ailleurs affirmé que son patrimoine culturel est « historiquement documenté et internationalement reconnu », ajoutant que toute tentative de remise en question ou de « réutilisation politique de la culture » ne saurait altérer les réalités historiques. Rabat a également appelé à préserver le caractère culturel et coopératif des manifestations organisées au sein de l’UNESCO, loin de toute instrumentalisation politique.
Le communiqué marocain insiste aussi sur le rejet de ce qu’il qualifie de « politisation de l’espace culturel », tout en réaffirmant l’engagement du Royaume à poursuivre sa coopération avec ses partenaires africains et internationaux afin de promouvoir les valeurs d’échange culturel et de préservation du patrimoine commun de l’humanité dans un esprit de respect mutuel et de coexistence.
De son côté, le ministère algérien de la Culture et des Arts a publié un communiqué condamnant ce qu’il a décrit comme « un incident isolé et une agression grave » ayant visé le pavillon algérien lors de la Semaine africaine organisée au siège de l’UNESCO le 20 mai 2026. Le ministère algérien a également annoncé son soutien aux procédures juridiques et administratives engagées par l’ambassade d’Algérie en France afin de poursuivre les personnes impliquées dans cet incident survenu au sein même de l’organisation internationale.
En outre, Alger a accusé le côté marocain de chercher à « perturber la présence culturelle algérienne » après l’adoption officielle de la modification du dossier relatif au « grand costume traditionnel de l’Est algérien », comprenant notamment le caftan, le « qat » et le « lahaf ».






