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Temps aménagé : les coulisses du bras de fer entre El Midaoui et les présidents d’université

Les frais imposés aux fonctionnaires et salariés souhaitant poursuivre leurs études universitaires dans le cadre des formations à horaires aménagés alimentent des divergences au sein du secteur de l’enseignement supérieur, alors que les protestations étudiantes réclamant leur suppression ou leur réduction se poursuivent.

Selon une source informée, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azzedine El Midaoui, étudierait actuellement la possibilité de revoir les montants exigés pour l’inscription à ce type de formation.

À l’inverse, les présidents d’université resteraient attachés au tarif unifié actuellement appliqué et rejetteraient les propositions visant à le modifier. D’après la même source, El Midaoui aurait examiné avec plusieurs de ses proches collaborateurs différentes pistes pour tenter de résoudre ce dossier.

Parmi les options évoquées figureraient un recul sur les frais actuellement en vigueur ou la mise en place d’un système de tarification variable, calculé en fonction du salaire mensuel des fonctionnaires et salariés bénéficiant de ces formations. Ces propositions n’auraient toutefois pas obtenu l’adhésion des présidents d’université, qui défendraient le maintien du dispositif actuel et refuseraient l’instauration d’une tarification différenciée selon la situation financière de chaque inscrit.

Le débat porterait également sur la possibilité de suspendre provisoirement l’application des tarifs actuels, le temps de parvenir à une nouvelle formule susceptible de répondre aux revendications exprimées. Cette hypothèse intervient dans un contexte marqué par de vives critiques contre les frais d’inscription imposés aux fonctionnaires et salariés souhaitant reprendre ou poursuivre un cursus universitaire parallèlement à leur activité professionnelle.

Toujours selon la même source, les présidents d’université n’auraient pas donné suite aux demandes qui leur ont été adressées afin de réexaminer ces frais et maintiendraient leur opposition à toute modification de la tarification actuellement en vigueur. Cette position intervient pourtant après les engagements exprimés par le Forum des présidents d’université dans un communiqué daté du 7 août 2026.

Le Forum avait alors assuré que les établissements universitaires et leurs différentes structures tenaient compte des conditions sociales des fonctionnaires et salariés inscrits dans des formations à horaires aménagés. Il avait également indiqué que certaines facilités de paiement étaient proposées et que plusieurs situations sociales particulières pouvaient être prises en considération dans la gestion de ce dispositif.

La question de l’autorité compétente pour modifier ces tarifs reste par ailleurs posée. La source citée souligne que les présidents d’université ne disposent pas, à eux seuls, du pouvoir juridique nécessaire pour décider d’une révision des frais. Déterminer l’institution habilitée à modifier la tarification nécessiterait donc de revenir au fondement juridique et aux procédures ayant servi à fixer les montants actuellement appliqués.

Ces divergences interviennent alors que des mouvements de protestation se poursuivent dans plusieurs universités marocaines. Les étudiants concernés par les formations à horaires aménagés réclament une révision à la baisse, voire une suppression des frais, estimant que leur niveau actuel ne tient pas suffisamment compte de leur situation sociale ni de leur capacité réelle à financer la poursuite de leurs études.

Le dossier place ainsi le ministère face à un double défi : répondre à la contestation croissante des bénéficiaires tout en trouvant un compromis institutionnel avec les universités sur les modalités de financement de ces formations.

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