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Présidence du RNI : des divergences internes à l’approche du congrès de janvier

À moins de trois mois du prochain congrès national du Rassemblement national des indépendants (RNI), prévu les 22 et 23 janvier 2027, les spéculations autour de la future direction du parti commencent à alimenter les discussions internes. Si le nom de l’ancien ministre Mohamed Aujjar circule parmi les prétendants potentiels à la présidence, d’autres responsables écartent cette hypothèse et défendent le maintien de l’actuel président, Mohamed Chaouki.

Selon une source partisane informée, Mohamed Aujjar, membre du bureau politique du RNI, serait considéré par plusieurs dirigeants et courants influents du parti comme le candidat le mieux placé pour prendre les commandes de la formation politique lors de son prochain congrès ordinaire.

Ancien ministre de la Justice, Aujjar bénéficierait, selon cette source, d’une expérience politique et institutionnelle ainsi que d’un parcours dans le domaine des droits humains susceptibles de lui permettre d’accompagner le repositionnement du RNI sur l’échiquier politique national.

Ses partisans présumés mettraient notamment en avant sa capacité à conduire les débats internes et à incarner une opposition parlementaire structurée, dans un contexte marqué par le passage du parti dans les rangs de l’opposition après son départ du gouvernement.

Cette perspective est toutefois contestée par Mohamed Ghiyat, président du groupe parlementaire du RNI à la Chambre des représentants et membre du bureau politique du parti. Dans une déclaration accordée au média, Ghiyat a écarté l’hypothèse d’une candidature d’Aujjar, estimant que Mohamed Chaouki demeure le seul candidat envisageable à la présidence.

Selon lui, les statuts du parti imposeraient la démission du président en exercice pour permettre l’émergence d’une autre candidature, une condition qui ne serait pas remplie à ce stade. « Le seul candidat est Chaouki », a affirmé le responsable parlementaire, précisant que l’actuel président, qui a succédé à Aziz Akhannouch, n’avait présenté aucune démission.

Ces déclarations mettent en lumière des lectures divergentes au sein du RNI à l’approche d’un rendez-vous organisationnel qui pourrait déterminer l’orientation politique du parti pour les prochaines années. Le bureau politique du RNI, réuni mercredi sous la présidence de Mohamed Chaouki, a officiellement annoncé la tenue du congrès national ordinaire les 22 et 23 janvier 2027.

Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion, le parti a présenté ce rendez-vous comme une étape destinée à renouveler ses structures internes, à consolider la démocratie organisationnelle et à améliorer ses mécanismes d’action sur le terrain et au sein des institutions.

Au-delà des questions de leadership, le prochain congrès devrait également constituer une occasion de préciser la stratégie politique du RNI dans son nouveau rôle d’opposant. Le parti a d’ailleurs réaffirmé sa volonté d’exercer une opposition parlementaire « forte, constructive et responsable », fondée sur le contrôle de l’action gouvernementale, la formulation de propositions et la présentation d’alternatives concrètes.

La direction a toutefois tenu à souligner que ce passage dans l’opposition ne constitue pas une rupture avec l’expérience gouvernementale précédente, ni avec les grandes réformes engagées notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la protection sociale.

Le RNI entend ainsi s’appuyer sur son poids parlementaire et sur les compétences de ses cadres pour évaluer les politiques publiques et défendre ses orientations, tout en évitant, selon les termes de son communiqué, les surenchères politiques. Dans le cadre des préparatifs du congrès, le bureau politique a également appelé les organisations de jeunesse et des femmes du parti à tenir leurs assemblées générales régionales et nationales afin de renouveler leurs instances dirigeantes.

Les responsables et militants ont été invités à se mobiliser pour assurer la réussite de cette échéance organisationnelle. Reste à savoir si le congrès de janvier consacrera la continuité autour de Mohamed Chaouki ou s’il ouvrira la voie à une nouvelle configuration de la direction du RNI. Entre les informations faisant état d’un possible soutien à Mohamed Aujjar et les déclarations catégoriques de Mohamed Ghiyat, la question de la présidence du parti pourrait devenir l’un des principaux enjeux politiques de cette échéance.

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