Fouzi Lekjaa, membre du bureau politique du Parti authenticité et modernité (PAM) et ministre délégué chargé du Budget, a dévoilé, dimanche 13 septembre à Tinghir, une série d’engagements économiques et sociaux portant notamment sur le pouvoir d’achat, les retraites, les aides directes, la fiscalité, la santé, la jeunesse, l’eau et l’énergie.
Devant les habitants de la province, Lekjaa a affirmé que son parti entend transformer son programme électoral en un engagement clair envers les citoyens, centré sur l’amélioration de leurs conditions de vie.
Selon lui, près de 280 milliards de dirhams ont été mobilisés au cours des cinq dernières années pour financer différents programmes sociaux, soutenir les citoyens, améliorer les revenus et accorder des aides directes aux ménages. Il a toutefois reconnu que la hausse du coût de la vie et des prix avait limité l’impact de cet effort financier sur le quotidien des Marocains.
Dans ce contexte, le responsable du PAM a placé la protection du pouvoir d’achat au premier rang des priorités, insistant sur la nécessité de garantir l’accès aux produits de première nécessité à des prix abordables.
Évoquant la situation des retraités, Lekjaa a estimé que ceux qui ont consacré de longues années au service du pays ne devraient pas se retrouver avec des pensions insuffisantes. Il a ainsi annoncé que le PAM proposait de porter la pension minimale à 3 000 dirhams par mois.
Concernant l’aide sociale directe, il a indiqué que son parti souhaitait faire passer le montant minimum accordé aux ménages nécessiteux d’environ 500 à au moins 1 000 dirhams par mois. Il a également plaidé pour que l’éligibilité repose davantage sur le revenu réel et la situation sociale des familles.
Lekjaa a, dans ce sens, critiqué certains critères utilisés pour déterminer l’accès aux aides, s’interrogeant sur la pertinence de prendre en compte la possession d’un téléphone portable, d’un vélo ou d’une moto. Selon lui, la détention de tels biens d’usage courant ne devrait pas priver automatiquement une famille en difficulté d’un soutien social.
Le ministre délégué chargé du Budget a également abordé la situation des salariés des secteurs public et privé. Il a plaidé pour un allègement de l’impôt sur le revenu afin d’augmenter le salaire net et de donner davantage de marge financière aux ménages.
Sur le volet sanitaire, Lekjaa a estimé que la réforme engagée devait désormais gagner en rythme et en qualité. Il a insisté sur le fait que l’amélioration du système de santé ne devait pas se limiter aux infrastructures et aux équipements, mais se traduire par un accès effectif à des soins de qualité dans des conditions respectant la dignité des patients.
La jeunesse a également occupé une place importante dans son intervention. Le responsable du PAM a défendu une approche allant de l’éducation et de la formation jusqu’à l’insertion économique, avec un accompagnement des jeunes dans la création de leur première entreprise et leur intégration dans l’économie nationale.
Sur la question de l’eau, Lekjaa a appelé à adopter une vision stratégique et durable de la sécurité hydrique, plutôt que de rechercher des solutions d’urgence à chaque épisode de sécheresse. Il a estimé que cette politique devait permettre de répondre durablement aux besoins des populations, de l’agriculture et des activités économiques.
Même approche concernant l’énergie : le responsable politique a appelé à mieux exploiter le potentiel du Maroc dans le solaire et l’éolien afin de développer les énergies renouvelables à des coûts accessibles.
Lekjaa a, par ailleurs, dévoilé une proposition destinée aux ménages modestes ayant une faible consommation d’électricité. Selon lui, le PAM propose que l’État prenne entièrement en charge la facture des familles dont la consommation mensuelle correspond à une facture d’environ 90 à 100 dirhams.
Le membre du bureau politique du PAM a affirmé que son parti avait cherché à élaborer un programme lisible, permettant aux citoyens d’identifier clairement ses engagements et les mesures proposées pour leur quotidien.
Il a également relié le programme du PAM au chantier de développement visant à réduire les disparités territoriales et à mettre fin à la logique d’un « Maroc à deux vitesses ». Selon les chiffres avancés dans son intervention, ce chantier nécessiterait plus de 200 milliards de dirhams d’investissements.
Lekjaa a ainsi insisté sur la nécessité pour Tinghir et les autres territoires du Royaume de bénéficier d’un rythme de développement plus équilibré, garantissant un meilleur accès aux projets, aux services et aux opportunités.
En outre il a affirmé que le PAM souhaitait établir une nouvelle relation de confiance avec les électeurs et faire de son programme un engagement direct envers eux. L’objectif affiché est de protéger le pouvoir d’achat, améliorer les pensions, doubler l’aide minimale aux ménages nécessiteux, alléger la fiscalité sur les salaires, poursuivre la réforme de la santé, accompagner les jeunes et renforcer les sécurités hydrique et énergétique, avec l’ambition, à l’horizon 2031, de consolider la place du Maroc parmi les pays émergents.






