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Élections 2026 : pouvoir d’achat, emploi et aides sociales au cœur de la bataille des programmes

Les partis marocains entrent dans la course aux élections législatives du 23 septembre 2026 avec des offres électorales qui diffèrent par leur ampleur, leurs priorités et leur coût. Le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti authenticité et modernité (PAM), le Parti de la justice et du développement (PJD) et le Parti de l’Istiqlal ont dévoilé des programmes plaçant notamment le pouvoir d’achat, l’emploi, les services sociaux et la lutte contre la corruption au premier rang de leurs engagements envers les électeurs.

Le RNI aborde le scrutin avec un programme couvrant la période 2026-2031, baptisé « Dignité et opportunités pour tous ». Articulé autour de trois engagements et de douze mesures, il prévoit un coût supplémentaire supérieur à 224 milliards de dirhams, selon les chiffres avancés par le parti. Le programme mise notamment sur l’indexation de l’aide sociale directe sur l’inflation, l’amélioration des salaires et des pensions, le soutien aux familles pour les dépenses liées à la scolarité de leurs enfants et l’encouragement de l’épargne.

Le parti entend également améliorer les services publics, renforcer l’insertion économique et favoriser la création d’emplois. Parmi ses objectifs figurent le relèvement du salaire minimum à 5 000 dirhams et la réduction du taux de chômage à 9 %.

De son côté, le PAM présente son programme sous le slogan « Pour changer de cap ». Celui-ci repose sur cinq pactes couvrant le pouvoir d’achat, l’insertion des jeunes, la citoyenneté et la sécurité, ainsi que la croissance et la durabilité. Son coût global est estimé à environ 350 milliards de dirhams sur cinq ans.

Le PAM promet notamment la création d’au moins un million d’emplois nets, parallèlement à des mesures visant à renforcer le pouvoir d’achat, améliorer les salaires et les pensions ainsi que consolider les aides sociales. Le parti prévoit également des dispositifs destinés à faciliter l’accès des jeunes à l’éducation, à la formation, à l’emploi et au logement.

La formation mise par ailleurs sur des réformes dans les domaines de la santé, de l’éducation et du logement, ainsi que sur le renforcement de la transition numérique et de la place de l’amazigh. Elle entend également consolider la sécurité énergétique, hydrique, alimentaire et scientifique, dans une approche associant politique sociale, élargissement de la base de croissance et investissement.

Le PJD oriente, pour sa part, son programme vers la famille, l’éducation, la santé, le logement, l’emploi, le pouvoir d’achat, la gouvernance et la lutte contre la corruption. Il propose notamment une politique familiale nationale intégrée comprenant la préparation au mariage, le soutien au mariage des jeunes, la médiation et l’accompagnement familial, ainsi que des mesures destinées à lutter contre le divorce, les violences et le décrochage scolaire.

Le parti accorde également une attention particulière aux jeunes qui ne sont ni en études, ni en formation, ni en emploi, en proposant une politique publique spécifiquement consacrée à cette catégorie. Son programme prévoit aussi des réformes dans l’éducation, la santé, les aides sociales, la fiscalité et la protection des deniers publics. Le PJD a toutefois choisi de ne pas fixer d’objectifs chiffrés précis en matière de croissance, de création d’emplois ou d’augmentation des salaires, privilégiant des orientations politiques et économiques générales.

L’Istiqlal présente, quant à lui, son programme sous le slogan « Ma patrie… mon avenir ». Celui-ci s’articule autour de cinq axes et d’un pacte consacré à la jeunesse, portant notamment sur le renforcement de la famille, la lutte contre la corruption, la rente et les conflits d’intérêts, l’amélioration du pouvoir d’achat, le soutien à la classe moyenne, le renforcement des services publics et la souveraineté stratégique.

Parmi les principales propositions du parti de la Balance figure une aide pouvant atteindre 5 000 dirhams destinée aux jeunes souhaitant se marier, ainsi que la création d’une allocation pour le démarrage de la vie familiale. Le parti propose également une hausse progressive du salaire minimum et des pensions, des facilités pour financer l’acquisition d’un premier logement, ainsi que la création d’une Agence nationale des urgences et la formation de 2 000 médecins en médecine d’urgence à l’horizon 2031.

L’Istiqlal prévoit en outre la généralisation de l’enseignement préscolaire gratuit et le lancement du programme « Afaq », destiné à éviter qu’un jeune ne reste plus de six mois en dehors de l’école, de la formation ou du marché du travail. Il ambitionne également de former 100 000 jeunes aux métiers du numérique.

Si les quatre programmes convergent sur plusieurs priorités — pouvoir d’achat, emploi, santé, éducation et consolidation de l’État social —, ils se distinguent par les financements annoncés, les objectifs chiffrés et les mécanismes de mise en œuvre. Quatre offres politiques différentes sont ainsi soumises aux électeurs marocains avant le verdict des urnes, le 23 septembre.

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