Les chefs de services et de divisions au sein des directions provinciales et des académies régionales de l’éducation et de la formation s’orientent vers une grève nationale les 15 et 16 avril 2026, accompagnée d’un sit-in central à Rabat. Une mobilisation qui traduit une montée des tensions au sein de l’administration éducative et un mécontentement croissant face à ce qu’ils considèrent comme un manque de réponse à leurs revendications professionnelles et matérielles.
Ce mouvement est initié par la coordination syndicale dite « des cinq », qui qualifie cette action de précédent inédit dans l’histoire du ministère de l’Éducation nationale, signe d’un niveau de crispation jugé sans précédent.
Selon les données disponibles, cette catégorie, qui joue un rôle clé dans l’articulation entre les orientations centrales et leur mise en œuvre sur le terrain, subit une pression accrue et assume des responsabilités importantes, sans bénéficier d’une reconnaissance ou de mesures incitatives à la hauteur de ses missions.
Des sources syndicales indiquent que la décision de recourir à cette forme de protestation intervient après l’épuisement des voies de dialogue, sans avancées concrètes, poussant les concernés à opter pour des actions plus fermes.
Le sit-in prévu devrait rassembler des représentants de différentes régions du Royaume, traduisant une volonté d’unification des positions et d’expression collective du malaise.
Les protestataires soulignent que leur mobilisation vise également à défendre les conditions de réussite de la réforme éducative, estimant que l’amélioration du statut des cadres administratifs constitue un levier essentiel pour renforcer l’efficacité de la gestion et le bon fonctionnement des établissements scolaires.
Dans ce contexte, l’attention se tourne vers la réaction du ministère de l’Éducation nationale, alors que les appels à l’ouverture d’un dialogue sérieux se multiplient pour désamorcer la crise et revaloriser le rôle de cette catégorie au sein du système éducatif.






