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Benkirane relance le dossier du blocage de 2016 et attaque Akhannouch et Moukharik

Abdelilah Benkirane, secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD) et ancien chef du gouvernement, est revenu sur le dossier brûlant du « blocage gouvernemental » de 2016. Chargé alors de former l’Exécutif après la victoire de son parti aux législatives, il a accusé Aziz Akhannouch d’avoir imposé des conditions jugées « insurmontables », parmi lesquelles la suppression du soutien direct aux ménages et l’exclusion du Parti de l’Istiqlal de la coalition gouvernementale.

Prenant la parole lors de la séance inaugurale de la conférence régionale du PJD à Tanger, ce dimanche, Benkirane a estimé que le déclin du parti a commencé dès que Saadeddine El Othmani lui a succédé à la tête du gouvernement. Il a comparé cette période à « une descente progressive d’un escalier », qui a culminé avec les résultats « désastreux » des élections de 2021. Selon lui, les Marocains avaient voté pour sa personne en tant que chef du gouvernement, et non pour El Othmani, tout en soulignant qu’il demeure un ami et un érudit respecté.

Dans un autre registre, Benkirane a vivement répliqué aux propos de Miloudi Moukharik, secrétaire général de l’Union marocaine du travail (UMT), qui avait affirmé que sa centrale syndicale avait contribué à l’éviction du PJD de la première place lors des élections de 2021. L’ancien chef du gouvernement n’a pas mâché ses mots, qualifiant Moukharik de « démagogue » et de « voyou », jugeant ses propos indignes d’un dirigeant syndical. Ces derniers portaient notamment sur des soupçons d’inscription illégale de Benkirane à la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS).

À ce sujet, Benkirane a fermement nié toute irrégularité. Il a précisé qu’il était affilié depuis plusieurs années à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) en tant que contributeur d’un établissement d’enseignement privé, et qu’il n’avait jamais bénéficié de ce régime, à l’exception des droits médicaux de sa fille handicapée, âgée de 27 ans. Il a tenu à rappeler que c’est son épouse qui l’avait encouragé à cette inscription, afin de garantir un minimum de couverture médicale à leur fille : « Nous ne serons pas éternellement à ses côtés ; il était impératif de lui assurer le strict minimum en matière de soins et de médicaments. »

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