Le groupe parlementaire du Rassemblement National des Indépendants (RNI) a affirmé son plein soutien au projet de loi n° 026.25 relatif à la réorganisation du Conseil National de la Presse, y voyant une avancée majeure pour la consolidation démocratique et la mise à niveau du paysage médiatique national. Cette position a été portée au sein de la Chambre des représentants par l’intervention du président du groupe, Yassine Oukacha, dont la lecture a été assurée par Lahcen Bentalba, avant que ce dernier ne vienne étayer ces arguments lors des débats législatifs.
Selon le groupe, ce texte dépasse le cadre d’une simple retouche technique pour s’inscrire dans une vision stratégique visant à redéfinir les contours di “ quatrième pouvoir ». L’objectif affiché est d’asseoir le secteur sur les piliers de l’indépendance, de l’efficacité et du professionnalisme. L’intervenant a d’ailleurs salué la maturité institutionnelle qui accompagne ce processus, soulignant la synergie entre les pouvoirs exécutif, législatif et la justice constitutionnelle, dans le strict respect des orientations de la Cour Constitutionnelle et de l’esprit de la Loi fondamentale.
L’analyse du RNI dresse un bilan nuancé de l’expérience du Conseil National de la Presse depuis 2018. Si des acquis certains ont été enregistrés, la pratique a révélé des déséquilibres structurels en matière de gouvernance et de délimitation des compétences. Face aux défis imposés par la révolution numérique, la nouvelle mouture législative se propose de remédier à ces lacunes pour faire entrer le Conseil dans une ère de régulation plus performante. À cet égard, le groupe a vigoureusement dénoncé l’intrusion de non-professionnels dans le secteur, un phénomène jugé responsable d’une certaine dégradation du métier, appelant à l’instauration de règles d’accès rigoureuses et au respect scrupuleux de la déontologie pour protéger la dignité des journalistes.
Sur le plan opérationnel, le projet mise sur une gouvernance transparente portée par l’activation des commissions de l’éthique, de la médiation et de l’arbitrage. Il s’agit de trouver le juste équilibre entre la liberté d’expression et la responsabilité professionnelle, tout en améliorant la situation socio-économique des acteurs de la presse. Le soutien du RNI repose également sur la volonté de lever toute ambiguïté juridique et de sanctuariser la profession contre les pratiques diffamatoires et la prolifération des fausses informations.
Enfin, le groupe parlementaire a mis en avant les avancées du projet en matière de parité et de représentativité proportionnelle des entreprises de presse. En confirmant leur vote favorable, les députés du RNI considèrent ce texte comme le socle d’un modèle marocain de régulation moderne, capable de garantir aux citoyens un accès à une information crédible et intègre, tout en renforçant la confiance de la société envers ses médias nationaux.






