La composition de la Chambre des représentants a connu d’importants changements au cours de la législature 2021-2026. Au total, 96 députés ont quitté leur siège avant le scrutin du 23 septembre, en raison notamment de changements d’affiliation politique, de décisions judiciaires, de déchéances prononcées par la Cour constitutionnelle, de démissions, de situations d’incompatibilité, de décès ou encore de nominations au gouvernement.
Les changements d’appartenance politique constituent la première cause de ces départs, avec 32 députés concernés au cours des mois précédant les élections législatives. Leurs nouvelles destinations se répartissent entre le Parti Authenticité et Modernité, le Mouvement populaire, l’Union constitutionnelle, le Parti de l’Istiqlal, le Parti du progrès et du socialisme, ainsi que l’Union socialiste des forces populaires, le Parti du développement durable et le Rassemblement national des indépendants. Abdelrahim Bouaida a, de son côté, quitté l’Istiqlal sans annoncer son ralliement à une autre formation.
Le PAM et le Mouvement populaire ont chacun accueilli sept députés, contre six pour l’Union constitutionnelle, cinq pour l’Istiqlal, trois pour le PPS, et un député pour chacune des autres formations citées.
Les recours électoraux ont également entraîné la perte du mandat de 17 députés au cours de la législature, certains ayant toutefois réussi à retrouver leur siège à la faveur d’élections partielles.
Par ailleurs, la Cour constitutionnelle a déchu 13 parlementaires en raison de situations d’incompatibilité liées notamment à l’exercice de fonctions à la tête de conseils communaux, provinciaux ou régionaux.
Onze autres députés ont perdu leur mandat après leur nomination en tant que ministres ou secrétaires d’État au sein du gouvernement d’Aziz Akhannouch, tandis que neuf élus ont quitté l’institution législative à la suite de la perte de leur éligibilité consécutive à des décisions judiciaires. Sept sièges sont également devenus vacants à la suite du décès de leurs titulaires.
La législature a en outre enregistré six démissions, parmi lesquelles celles de Mohamed Moubdii, du Mouvement populaire, et de Sghir Babour, de l’Union constitutionnelle, présentées alors qu’ils se trouvaient en détention.
Ibrahim Atkaret, de l’Union constitutionnelle, a également démissionné, ouvrant la voie à l’entrée de son fils Tarek à la Chambre des représentants. Khalid El Hatimi, du PAM, et Abdelmajid El Fassi Fihri, de l’Istiqlal, ont pour leur part quitté leur siège avant leur nomination au sein de l’Autorité nationale de régulation de l’électricité.
Dans un autre registre, Mohamed Boudrika et Rachid El Fayek, tous deux issus du RNI, ont perdu leur mandat en raison d’une absence durant une année législative entière sans motif jugé valable, en application de l’article 12 bis de la loi organique relative à la Chambre des représentants.
La première Chambre achève ainsi sa législature sur une recomposition marquée de ses effectifs. Les changements d’affiliation politique arrivent en tête des motifs de départ, devant les recours électoraux et les situations d’incompatibilité, modifiant à plusieurs reprises la configuration de l’institution entre le début du mandat et les élections du 23 septembre 2026.






