Aziz Akhannouch, chef du gouvernement et dirigeant du Rassemblement national des indépendants (RNI), a affirmé, devant plus de 10.000 personnes réunies ce jeudi lors d’une rencontre de son parti à Oulad Teima, que son gouvernement était parvenu à concilier le déploiement de grands chantiers sociaux avec la préservation des équilibres macroéconomiques.
Akhannouch a rappelé que son gouvernement avait pris ses fonctions dans une conjoncture qu’il a qualifiée d’exceptionnellement difficile, marquée par les conséquences de la pandémie de Covid-19 sur le tourisme et l’emploi, les tensions inflationnistes liées à la guerre en Ukraine, cinq années successives de sécheresse ainsi que le séisme d’Al Haouz.
Malgré les pressions exercées par ces crises successives sur les finances publiques, le chef du gouvernement a soutenu que l’exécutif n’avait opté ni pour une politique d’austérité ni pour le report de ses engagements sociaux.
Évoquant le bilan de son mandat, Akhannouch a notamment mis en avant le déploiement de l’aide sociale directe, dont bénéficient, selon lui, quatre millions de familles, ainsi que la prise en charge par l’État des cotisations à l’« AMO Tadamon », permettant aux bénéficiaires d’accéder aux soins dans les secteurs public et privé.
Il a également cité les revalorisations salariales décidées durant le mandat gouvernemental, notamment la hausse de 20 % du salaire minimum dans les secteurs non agricoles (SMIG) et de 25 % dans le secteur agricole (SMAG), ainsi que les augmentations accordées aux fonctionnaires.
Aziz Akhannouch a enfin estimé que ces mesures avaient été mises en œuvre tout en maintenant la discipline budgétaire et les équilibres de l’économie nationale. Il a présenté la préservation des finances publiques et des intérêts des générations futures comme l’un des principaux enjeux ayant accompagné la mise en œuvre des engagements sociaux de son gouvernement.






