Fouzi Lekjaa, membre du bureau politique du Parti Authenticité et Modernité et ministre délégué chargé du Budget, a présenté, ce jeudi à Bouarfa, les principales orientations défendues par son parti pour les prochaines années. Pouvoir d’achat, soutien aux agriculteurs et aux éleveurs, retraites, santé, éducation et réduction des disparités territoriales figurent au cœur du discours.
Revenant sur les cinq dernières années de participation du PAM à l’action gouvernementale, Lekjaa a affirmé que cette expérience avait permis au parti de préciser sa vision des priorités nationales. « Avant de penser au partage des avantages et des gains, nous devons servir les intérêts du Maroc », a-t-il déclaré, présentant cette approche comme un principe devant guider l’action politique.
Sur le volet agricole, le responsable a insisté sur les conséquences des années successives de sécheresse pour les agriculteurs et les éleveurs. Il a plaidé pour que les aides publiques et les aliments destinés au bétail parviennent directement aux bénéficiaires, avec une réduction du nombre d’intermédiaires.
Lekjaa a également consacré une partie de son intervention à la hausse des prix et au pouvoir d’achat. Il a appelé à ramener les prix de plusieurs produits à des niveaux qu’il juge « raisonnables », tout en critiquant les marges bénéficiaires élevées pratiquées, selon lui, par certains commerçants.
Sur le plan social, il a réitéré la proposition du PAM de porter la pension minimale des retraités à 3.000 dirhams. Il a également défendu une révision de la situation des veuves de retraités afin que les familles puissent continuer à bénéficier de la pension du conjoint décédé.
En matière de santé, Lekjaa a plaidé pour un modèle garantissant, selon ses termes, « la dignité du malade » et rapprochant davantage les soins des populations, particulièrement dans les zones rurales. Il a notamment évoqué les difficultés rencontrées par certains habitants contraints de parcourir de longues distances pour accéder à des services de santé.
L’éducation dans le monde rural a également occupé une place importante dans son intervention. Éloignement des établissements, difficultés de transport scolaire, logement des enseignants et contraintes géographiques figurent parmi les problèmes évoqués. Lekjaa a cité le chiffre d’environ 300.000 abandons scolaires par an dans son diagnostic et plaidé pour une approche agissant sur les différentes causes du décrochage.
À l’approche des élections législatives du 23 septembre, le responsable du PAM a présenté le scrutin comme une étape qui déterminera les orientations politiques jusqu’en 2031. Tout en évoquant les particularités sociales et tribales de la région, il a appelé les électeurs à accorder une place centrale aux programmes et aux choix politiques dans leur décision.
Lekjaa a également défendu un changement dans la relation entre partis et citoyens, estimant que le dialogue ne devait pas se limiter aux périodes électorales. « Nous ne voulons pas distribuer des promesses, nous voulons parler avec vous aujourd’hui et demain », a-t-il déclaré, affirmant vouloir maintenir les échanges avec les habitants après le scrutin.
Cette vision s’inscrit, selon lui, dans la perspective d’un Maroc où les différentes régions progresseraient à un rythme de développement plus homogène à l’horizon 2031. Lekjaa a notamment insisté sur la nécessité de réduire les écarts entre les centres urbains, les zones rurales et les douars.
Le responsable a enfin appelé à renforcer la participation des jeunes, aussi bien dans l’économie que dans la vie politique et la gestion des affaires publiques. Selon lui, les propositions du PAM dans les domaines du pouvoir d’achat, de l’agriculture, des retraites, de la santé, de l’éducation et du développement territorial nécessiteront des ressources, des études et un travail collectif pour être mises en œuvre.
Concluant son intervention, Fouzi Lekjaa a résumé les valeurs qu’il estime nécessaires à cette démarche par « la sincérité, le travail, le sérieux, le dévouement et la responsabilité », présentant le scrutin du 23 septembre comme un rendez-vous déterminant pour les orientations qui seront suivies jusqu’en 2031.






