Nizar Baraka, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, a proposé la création d’une agence dédiée aux urgences, chargée d’accompagner le fonctionnement des différents établissements hospitaliers, avec la possibilité de recourir, lorsque cela s’avère nécessaire, aux cliniques privées aux frais de l’État. Cette proposition s’inscrit dans un ensemble de mesures présentées pour remédier aux dysfonctionnements du secteur de la santé.
Lors d’un meeting tenu à Tanger dans la soirée du jeudi 17 septembre 2026, Baraka a affirmé que le secteur de la santé souffrait d’un déficit important en ressources humaines, estimé à près de 30.000 médecins. Il a proposé de renforcer les incitations accordées aux médecins du secteur public, notamment en liant une partie de leur rémunération au nombre d’interventions chirurgicales réalisées et de prestations fournies.
Le secrétaire général de l’Istiqlal s’est également attardé sur la situation des services d’urgence. Il a estimé que les longues heures d’attente et l’insuffisance de la priorisation des patients en fonction de la gravité de leur état nécessitaient une réorganisation du dispositif, qui passerait notamment par la création de l’agence proposée.
Sur le pouvoir d’achat, Baraka a présenté la hausse des prix comme le principal défi auquel sont confrontés les ménages marocains. Il a plaidé pour une augmentation des salaires, un meilleur encadrement des prix ainsi qu’une lutte contre la spéculation et les marges bénéficiaires excessives.
Il a par ailleurs attribué une partie des tensions sur les prix des produits alimentaires à la baisse de la production agricole provoquée par la sécheresse et à la multiplication des intermédiaires. Pour y remédier, il a proposé la création d’agences régionales chargées de la distribution des produits de première nécessité ainsi qu’une orientation de la production agricole visant à satisfaire en priorité les besoins du marché national avant l’exportation.
Concernant l’enseignement privé, Nizar Baraka a appelé à encadrer les augmentations des frais de scolarité afin de protéger les familles contre des hausses qu’il juge injustifiées. Il a également proposé d’accompagner les ménages dont les enfants sont scolarisés dans le privé à travers un allègement de l’impôt sur le revenu.
Sur le volet de la gouvernance, le responsable de l’Istiqlal s’est engagé à lutter contre la corruption et les conflits d’intérêts à travers l’adoption d’une législation spécifique et une gestion des affaires publiques fondée sur le mérite.
Évoquant l’expérience de son parti sous le gouvernement d’Abbas El Fassi face à la hausse des prix, malgré des cours du pétrole alors particulièrement élevés, Baraka a également annoncé son engagement à contenir les augmentations et à limiter les marges qu’il considère excessives dans le secteur des carburants.
En outre, concernant les petites entreprises, le secrétaire général de l’Istiqlal a insisté sur la nécessité de les soutenir et de renforcer leur compétitivité. Il a cité son expérience au ministère de l’Équipement et de l’Eau, affirmant que le fractionnement de grands marchés avait facilité l’accès des petites entreprises à la commande publique et porté leur part à 36 %.
Nizar Baraka a ainsi plaidé pour une préférence accrue en faveur des entreprises nationales et pour le renforcement de la préférence régionale en matière d’emploi.






