Aziz Akhannouch a-t-il définitivement tourné la page du RNI et de la politique ? Invité mardi soir de l’émission « Noqta Ila As-Satar » sur la première chaîne nationale (SNRT 1), Mohamed Oujar a tenu à recadrer un débat devenu omniprésent. Membre influent du bureau politique de la colombe, l’ancien ministre de la Justice a été catégorique : il ne dispose d’aucune confirmation officielle concernant une éventuelle démission d’Akhannouch du parti ou une retraite politique définitive. Pour l’heure, les rumeurs qui enflent depuis la fin de son bail à la Primature restent de simples spéculations médiatiques.
« Continuer ou s’arrêter reste une décision strictement personnelle qui n’appartient qu’à Aziz Akhannouch », a souligné le dirigeant, tout en rendant un hommage appuyé à l’action de l’ex-président. Pour Mohamed Oujar, la méthode Akhannouch aura permis de moderniser les structures du parti et de bâtir la dynamique victorieuse de 2021.
Un parti qui dépasse les personnalités
Élargissant la perspective, Mohamed Oujar a toutefois tenu à rappeler un principe fondateur : le RNI est une institution dont la pérennité ne saurait dépendre d’un seul homme, quelle que soit son envergure. Citant les figures historiques qui se sont succédé à la tête du rassemblement — d’Ahmed Osman à Mustapha Mansouri, en passant par Salaheddine Mezouar —, il a insisted sur la maturité organisationnelle d’une formation capable de traverser les cycles politiques.
Le regard se tourne désormais vers janvier 2027, date du prochain congrès national. Pour Mohamed Oujar, cette échéance s’annonce décisive. Loin d’une simple formalité statutaire, ce rendez-vous devra ouvrir un vrai débat sur la ligne stratégique, dresser l’inventaire des choix passés et faire émerger une nouvelle génération de cadres.
Une transition maîtrisée vers l’opposition
Mohamed Oujar en a également profité pour saluer le travail de Mohamed Chokai, qui a pris les rênes du RNI en février 2026. Malgré la brièveté de son mandat et la délicate transition du gouvernement vers les bancs de l’opposition — suite à la nomination du gouvernement mené par Fatima Ezzahra El Mansouri —, le nouveau patron du parti a su imprimer sa marque avec leadership et clarté.
En somme, si le doute plane toujours sur les intentions exactes d’Aziz Akhannouch, le RNI, lui, s’active déjà à préparer son avenir et sa structuration pour les échéances à venir.






