Les questions liées aux ressources humaines, aux résultats du dialogue social sectoriel et à la situation des enseignants universitaires ont été au cœur de trois questions orales adressées, mardi, au ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azzedine El Midaoui, lors de la séance des questions orales à la Chambre des conseillers.
Les interventions provenaient du groupe de l’Union générale des travailleurs du Maroc, qui a interrogé le ministre sur les conclusions du dialogue social sectoriel, du groupe de la Confédération démocratique du travail, qui s’est intéressé à la valorisation des ressources humaines, ainsi que du groupe istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme, qui a soulevé la situation des enseignants universitaires.
En réponse, El Midaoui a affirmé que la valorisation des ressources humaines constituait une condition essentielle à la réussite de la réforme de l’enseignement supérieur. Selon lui, l’amélioration de la qualité de l’enseignement, de la recherche scientifique, de l’innovation et de l’encadrement passe nécessairement par une meilleure prise en considération des différentes catégories travaillant dans le secteur, qu’il s’agisse des fonctionnaires, techniciens, enseignants ou agents.
Le ministre a indiqué que cette orientation est consacrée dans la loi n° 24.59 issue de la loi-cadre, ainsi que dans la vision stratégique 2015-2030, qui place les ressources humaines parmi les principaux leviers de la réforme du système d’enseignement supérieur.
Concernant les fonctionnaires, El Midaoui a assuré que le dialogue avec les syndicats était resté ouvert depuis le début. Il a expliqué que les discussions avaient notamment porté sur le statut de base et sur la formule ayant fait l’objet d’un accord, précisant que la prochaine étape consistera à mettre en œuvre les engagements déjà conclus.
Le ministre a surtout annoncé qu’un décret répondant à plusieurs attentes des fonctionnaires se trouvait désormais dans sa phase finale. Le texte a déjà été signé par le ministre des Finances ainsi que par l’ancienne ministre chargée de la Fonction publique. Les signatures nécessaires doivent désormais être actualisées avant une adoption attendue lors du prochain Conseil de gouvernement ou de celui qui suivra.
El Midaoui a également assuré que les engagements pris seront respectés et que les décrets convenus seront publiés, y compris ceux relatifs aux augmentations financières prévues, qui devront être versées. Il a ajouté que plusieurs textes issus de la première phase du dialogue avaient déjà été transmis aux ministres concernés afin d’être programmés.
S’agissant du statut particulier des fonctionnaires, le ministre a indiqué que le travail se poursuivra immédiatement, tout en soulignant la nécessité de maintenir la concertation autour de sa forme et de son contenu. Il a affirmé que son département avait respecté les positions des centrales syndicales et pris en considération leurs revendications dans le cadre du dialogue engagé.
El Midaoui a par ailleurs reconnu l’existence d’un déficit en encadrement administratif et technique au sein des universités. Il a indiqué que le ministère travaillera avec les présidents d’université et les réseaux universitaires afin d’orienter les recrutements disponibles vers les besoins les plus urgents et de renforcer l’encadrement des établissements.
Concernant les enseignants universitaires, le ministre a confirmé l’existence d’un décret regroupant plusieurs points ayant déjà fait l’objet d’un accord, notamment la question du doctorat français, l’article 9 et d’autres revendications ayant obtenu un consensus.
Il a également assuré que le dialogue avec les deux syndicats représentatifs des enseignants universitaires n’avait jamais été interrompu. Les revendications sont traitées progressivement, et les discussions sur les dossiers restant en suspens doivent reprendre directement après l’adoption de la loi de finances.
Deux questions principales restent encore en discussion, selon El Midaoui. Le ministère entend leur trouver des solutions dans le respect du cadre légal, tout en tenant compte des efforts fournis par les enseignants universitaires et des conditions parfois difficiles dans lesquelles ils exercent.
Le ministre a enfin insisté sur la nécessité d’accorder davantage d’attention aux enseignants universitaires et de mieux valoriser leur rôle, considérant qu’ils constituent l’un des piliers de la réussite de la réforme de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation.






