La crise liée aux aides accordées aux professionnels du transport routier de marchandises connaît une nouvelle escalade. La décision de réduire de 40 % le montant de la tranche correspondant à la seconde moitié de juillet 2026 a suscité une vive colère parmi les professionnels, qui y voient un recul par rapport aux engagements précédemment pris par le gouvernement.
La Coordination des syndicats nationaux du transport routier de marchandises a dénoncé ce qu’elle qualifie de décision « soudaine », soulignant dans un communiqué que le nouveau montant de l’aide est nettement inférieur aux sommes versées lors des précédentes tranches.
Selon la Coordination, cette réduction constitue un « recul par rapport aux engagements et promesses antérieurs » du gouvernement envers les professionnels du secteur, notamment concernant le maintien de l’aide tant que le prix des carburants demeure supérieur à 12 dirhams.
Les syndicats préviennent que la persistance de cette situation pourrait provoquer des perturbations dans le transport routier de marchandises, avec de possibles répercussions sur l’approvisionnement des marchés en produits et denrées de première nécessité.
La Coordination n’exclut pas une escalade et se dit prête à recourir à différentes formes de protestation, y compris à une grève nationale, afin de défendre ce qu’elle présente comme « la dignité et le gagne-pain des professionnels ».
Face à cette situation, les syndicats interpellent directement le ministère du Transport et de la Logistique. Ils appellent le ministre Abdessamad Kayouh à assumer ses responsabilités en tant que responsable du secteur et à intervenir pour contenir les tensions avant qu’elles ne s’aggravent.
Pour les représentants des professionnels, la réduction de l’aide dans la conjoncture actuelle risque d’accentuer les difficultés auxquelles sont confrontés les transporteurs routiers de marchandises et d’accroître la précarité d’une partie des travailleurs du secteur.
La Coordination réclame ainsi une intervention urgente du gouvernement afin de débloquer les tranches d’aide en attente et de les verser selon les montants habituels, sans réduction. Elle estime qu’un règlement rapide de ce dossier est désormais nécessaire pour éviter une nouvelle montée des tensions.
Elle demande également l’annonce immédiate du versement des deux tranches correspondant au mois de juin ainsi que de la première tranche de juillet 2026, alors que les professionnels attendent toujours le règlement de ces aides.
Cette montée de la contestation place ainsi le gouvernement face à une nouvelle épreuve dans ses relations avec les professionnels du transport routier. Les syndicats préviennent que le différend autour du montant des aides pourrait désormais quitter le terrain des revendications pour se traduire par des actions sur le terrain, pouvant aller jusqu’à une grève nationale, avec de potentielles conséquences sur le transport des marchandises et l’approvisionnement des marchés.






