La grève des avocats au Maroc entre dans sa cinquième semaine consécutive, sur fond de désaccord persistant avec le ministère de la Justice au sujet du projet de loi n° 66.23 relatif à la réorganisation de la profession d’avocat. Les efforts visant à désamorcer la crise peinent à aboutir, tandis que ses répercussions sur le fonctionnement de la justice continuent de s’accentuer dans les tribunaux du Royaume.
Les avocats poursuivent la suspension de leurs activités ainsi que le gel de l’assistance judiciaire, une situation qui a entraîné le report de nombreuses audiences et accru la pression sur les juridictions. Le renvoi du projet de loi devant la Cour constitutionnelle n’a pas permis d’apaiser les tensions, même si cette démarche suscite désormais des avis divergents au sein de la profession : certains y voient une voie de sortie de crise, tandis que d’autres plaident pour la poursuite du mouvement jusqu’à la satisfaction des revendications de la profession.
L’Association des barreaux du Maroc devrait se prononcer sur la suite du mouvement lors de sa réunion prévue le 20 juillet. Plusieurs scénarios sont envisagés, allant de la poursuite de la grève à un durcissement de la mobilisation, avec notamment l’éventualité de démissions collectives des bâtonniers. De son côté, le ministère de la Justice maintient son attachement au projet de loi, laissant présager la poursuite du bras de fer et de ses conséquences sur le fonctionnement de la justice et les justiciables.






