L’Union européenne a annoncé, ce mardi 14 avril 2026 à Casablanca, le lancement d’un programme d’appui à la politique nationale de l’eau au Maroc, doté d’une subvention de 500 millions de dirhams, dans le cadre d’un partenariat stratégique renforcé face aux défis hydriques.
Lors de cette conférence de presse, Daniel Dutoit, vice-chef de la délégation de l’UE au Maroc, a souligné que la raréfaction des ressources en eau, aggravée par les effets du changement climatique — sécheresses et inondations — constitue aujourd’hui l’un des principaux défis du Royaume.
Les intervenants ont rappelé que l’Union européenne et ses États membres accompagnent le Maroc de manière globale dans la gestion durable de l’eau, avec des investissements dépassant 22 milliards de dirhams sur les vingt dernières années.
Ce soutien ne se limite pas à l’aspect financier, mais englobe également l’amélioration de la gouvernance du secteur, le renforcement du rôle des agences de bassins hydrauliques et la promotion d’une gestion participative, en cohérence avec le cadre de la « transition verte ».
Un exemple concret de cette coopération a été présenté à travers le projet des « agences multiservices », mis en œuvre en partenariat avec l’Agence française de développement, visant à améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour plus de 1,8 million de bénéficiaires.
Dans ce cadre, une enveloppe de 212 millions de dirhams a été mobilisée pour renforcer la performance et la résilience de ces agences face aux effets du changement climatique.
Le nouveau programme européen, prévu pour 2026, mettra l’accent sur une gestion plus flexible des ressources hydriques, intégrant une approche genre et le renforcement des connaissances hydrologiques. Il mobilisera, en plus de la subvention de 500 millions de dirhams, près de 3,25 milliards de dirhams sous forme de prêts octroyés par des institutions de développement européennes.
Par ailleurs, la coopération s’étend à d’autres secteurs, notamment à travers des programmes liés aux forêts durables et à l’agriculture. Ces initiatives ont permis la création de plus de 26 000 emplois dans le cadre des campagnes de reboisement, ainsi que le développement de pratiques agricoles résilientes et écologiques.
Sur le plan social, plus de 645 000 exploitants agricoles ont été intégrés au régime d’assurance maladie obligatoire, renforçant ainsi la protection sociale en milieu rural.






