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Les hammams augmentent leurs tarifs à cause des carburants

Les exploitants de hammams à Tiznit ont décidé de revoir à la hausse les tarifs d’accès à leurs établissements, invoquant la flambée des prix des carburants et des matières énergétiques. Cette décision, qui entre en vigueur à partir du 13 avril 2026, s’inscrit dans un contexte économique marqué par une pression croissante sur les coûts d’exploitation.

Selon un avis adressé à la clientèle, le prix d’entrée est désormais fixé à 20 dirhams pour les adultes, contre un tarif inférieur auparavant, et à 10 dirhams pour les enfants âgés de 3 à 9 ans. Une révision tarifaire que les professionnels jugent inévitable face à l’augmentation continue des charges.

Dans leurs explications, les gérants mettent en avant la hausse significative du prix du bois, principale source de chauffage des hammams traditionnels, ainsi que celle des carburants, notamment le gasoil utilisé pour le transport et certaines installations. À cela s’ajoutent des dépenses en constante progression liées à l’eau, à l’électricité, aux produits de nettoyage et d’entretien, sans oublier les salaires du personnel.

Cette situation fragilise un secteur déjà confronté à plusieurs défis structurels, notamment la concurrence des équipements modernes et les exigences croissantes en matière d’hygiène et de qualité de service. Les exploitants estiment ainsi que cette augmentation des tarifs constitue une mesure nécessaire pour garantir la continuité de leurs activités et préserver l’équilibre financier de leurs établissements.

Du côté des usagers, cette décision suscite des réactions partagées. Si certains comprennent les contraintes économiques auxquelles font face les professionnels, d’autres redoutent un impact direct sur leur pouvoir d’achat, dans un contexte où plusieurs services du quotidien connaissent déjà des hausses similaires.

Au-delà du cas de Tiznit, cette évolution reflète une tendance plus large observée dans plusieurs villes du Royaume, où les hausses des coûts énergétiques se répercutent progressivement sur les prix des services de proximité. Une dynamique qui relance le débat sur la nécessité de mécanismes d’accompagnement pour les petits exploitants, tout en protégeant le consommateur face à l’érosion du pouvoir d’achat.

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