L’Office national des chemins de fer (ONCF) prévoit de porter à 6 000 le nombre de caméras de surveillance déployées à l’échelle nationale à l’horizon 2030, dont 1 800 équipées de technologies reposant sur l’intelligence artificielle. Une enveloppe d’environ 1,08 million de dirhams a été consacrée à l’étude de ce projet.
L’ONCF a lancé un appel d’offres pour élaborer ce dispositif, qui devra définir l’architecture du futur système de vidéosurveillance, évaluer les investissements nécessaires à son déploiement et établir une feuille de route à l’horizon 2030.
L’objectif est de renforcer la sécurité des gares, des trains et des infrastructures ferroviaires, notamment à travers la détection des accès non autorisés, des objets abandonnés et des agressions. Le système devra également permettre de surveiller les flux de voyageurs et les situations de forte affluence, ainsi que de détecter les obstacles, les animaux et autres objets présents sur les lignes à grande vitesse.
Selon le schéma envisagé par l’Office, les 6 000 caméras prévues à l’horizon 2030 seront réparties entre les différentes composantes du réseau ferroviaire, les gares et les lignes à grande vitesse concentrant la plus grande part du dispositif.
Les gares devraient ainsi accueillir environ 2 100 caméras, soit 35 % du total, contre 1 500 caméras pour les lignes à grande vitesse, représentant 25 %. Le réseau ferroviaire classique, les réseaux express régionaux (RER), les centres techniques et bases de maintenance ainsi que le matériel roulant devraient chacun être équipés de quelque 600 caméras, soit 10 % du dispositif pour chaque catégorie.
Le projet intervient alors que le secteur ferroviaire marocain connaît plusieurs chantiers d’envergure, notamment le prolongement de la ligne à grande vitesse entre Kénitra et Marrakech, le développement des réseaux ferroviaires régionaux ainsi que la modernisation et la construction de nouvelles gares. Il s’inscrit également dans les préparatifs des grandes manifestations internationales, en particulier la Coupe du monde 2030.
L’ONCF entend étendre la vidéosurveillance aux infrastructures et aux sites stratégiques, notamment les voies ferrées, les gares, les centres techniques, les bases de maintenance et les différentes installations du réseau.
L’intelligence artificielle devrait être mise à contribution pour améliorer la détection des intrusions et des objets abandonnés, analyser certains comportements, gérer les flux de voyageurs et détecter les départs de feu.
Dans les gares, ces technologies devraient notamment permettre d’évaluer la densité des foules, de détecter les situations de congestion et d’analyser les mouvements de voyageurs. Sur le plan sécuritaire, elles pourraient servir à repérer les agressions, les colis suspects et les tentatives d’intrusion.
Sur les lignes à grande vitesse, les usages envisagés comprennent notamment la détection d’obstacles, d’animaux ou d’objets présents sur les voies.
L’ONCF a fixé à quatre mois la durée de réalisation de l’étude, dont le coût est estimé à 1,08 million de dirhams toutes taxes comprises. Celle-ci devra aboutir à l’élaboration d’un schéma directeur national et d’une feuille de route précisant les modalités de déploiement d’un système de surveillance et de sécurité intelligente sur l’ensemble du réseau ferroviaire à l’horizon 2030.






