Face aux tentatives de récupération orchestrées par des médias étrangers hostiles au Royaume, l’Association des barreaux du Maroc (ABAM) monte au créneau. Dans une mise au point incisive signée par son président, le bâtonnier Houcine Ziani, le barreau marocain dresse un mur d’infranchissable loyauté : les désaccords législatifs autour de la réforme de la profession relèvent strictement de la scène nationale et ne sauraient servir de carburant à une propagande extérieure.
L’organisation s’insurge contre le détournement de sa mobilisation contre certaines dispositions du projet de loi régissant l’avocature. Des organes de presse étrangers ont en effet tenté de déformer ce débat corporatif pour le présenter, de mauvaise foi, comme un désalignement vis-à-vis des institutions suprêmes du pays.
Pour clore le débat, l’ABAM a fixé les lignes rouges de son action à travers cinq engagements clés :
Un débat technique, pas institutionnel : L’association condamne fermement l’immixtion d’acteurs extérieurs dans une contestation axée sur des choix gouvernementaux et législatifs révisables. Elle refuse catégoriquement que la personne du roi Mohammed VI soit mêlée à ces arbitrage professionnels.
Le Roi, clé de voûte de la Nation : Rappelant que le Souverain demeure le symbole de l’unité et le garant de la continuité de l’État, l’ABAM interdit toute tentative d’instrumentaliser la figure royale pour justifier des postures politiques ou revendicatives.
Un ancrage patriotique séculaire : L’attachement des robes noires au Trône s’inscrit dans l’Histoire. Acteurs majeurs de l’indépendance, de la défense de l’intégrité territoriale et de l’édification de l’État de droit, les avocats rappellent l’hommage rendu dès 1994 par feu le roi Hassan II, qualifiant la profession d’« école ancienne des valeurs nationales ».
Inviolabilité des fondamentaux : Si les textes de loi sont sujets à révision et à critique, la Patrie, le Trône, l’intégrité territoriale et les constantes du Royaume restent strictement hors du champ de la contestation.
Bouclier contre la désinformation : L’ABAM prévient qu’elle ne sera le bras armé d’aucune entité hostile au Maroc et refuse de voir ses combats pour la dignité de la justice détournés à des fins de déstabilisation.
En martelant que les avocats « divergent sous le plafond de la patrie », le barreau marocain réaffirme la dualité de son engagement : une intransigeance absolue pour l’indépendance de sa profession, adossée à une fidélité indéfectible envers le Roi et les institutions de la Nation.






