Le président de la Chambre des représentants, Ahmed Touizi, a estimé que la non-reconduction du mandat de la Mission des Nations unies au Sahara marocain (MINURSO) constitue un tournant majeur dans la manière dont la communauté internationale appréhende ce différend. Selon lui, cette décision ouvre une nouvelle étape, placée sous le signe de la consécration de la souveraineté nationale et de la préservation des acquis du Royaume.
Intervenant lors de la séance plénière conjointe des deux Chambres du Parlement, tenue ce lundi 2 novembre 2026 pour faire le point sur les derniers développements de la Cause nationale et célébrer le premier anniversaire de la Fête de l’Unité, M. Touizi a souligné que la présence des représentants de la Nation, toutes sensibilités politiques confondues, illustre l’unité nationale et le consensus solide autour de la marocanité du Sahara. Il s’agit, a-t-il insisté, d’une question d’existence et non d’un simple tracé de frontières.
Le premier anniversaire de la Fête de l’Unité revêt cette année une portée historique particulière, a-t-il expliqué, au regard des évolutions enregistrées au Conseil de sécurité le 30 octobre dernier. La non-reconduction du mandat de la MINURSO fait suite à la résolution 2797 adoptée en 2025, qui a réaffirmé la place centrale de l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine.
Le président de la première Chambre a rappelé que le communiqué du Cabinet royal a mis en lumière la profondeur de cette mutation, en soulignant que ces développements constituent un pas décisif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain au sein des Nations unies, et le passage d’une logique de gestion du conflit à une approche nouvelle, en phase avec les évolutions du dossier.
Pour M. Touizi, la fin du mandat onusien de la MINURSO n’est pas une simple mesure administrative : elle met un terme à une période de 35 ans. Il en découle des conséquences à tirer, à commencer par la fin de la présence de la mission dans les provinces du Sud, le départ de son personnel, le retrait de ses véhicules et équipements, ainsi que la suppression de ses emblèmes et signes distinctifs sur le terrain, conformément au communiqué du Cabinet royal.
Cette nouvelle phase offre au Maroc des perspectives élargies pour consolider sa souveraineté et protéger ses acquis, dans le strict respect de la légalité internationale, a-t-il poursuivi. Elle ne saurait se limiter à la célébration des succès diplomatiques, mais exige de poursuivre l’effort de construction et de développement et de renforcer la position du Royaume sur la scène internationale.
Le président de la Chambre des représentants a par ailleurs évoqué la situation des populations séquestrées dans les camps de Tindouf. Privées de leurs droits les plus élémentaires, à savoir la liberté de choix, de circulation et de voyage, le droit à l’identité et à la liberté d’expression, elles vivent, a-t-il déploré, une détresse humanitaire. Cette situation interpelle la communauté internationale, appelée à intervenir sans délai pour y mettre fin et cesser l’instrumentalisation de ces populations comme moyen de pression et de chantage.
M. Touizi a martelé que l’intégrité territoriale du Royaume n’est ni négociable ni sujette à concession, et ne saurait dépendre des aléas conjoncturels. Elle est, a-t-il dit, une vérité historique, une volonté nationale et un destin commun. Les transformations que connaît la Cause nationale sont le fruit d’une vision royale clairvoyante et d’une diplomatie constante et claire, qui a permis de renforcer le soutien international à la position marocaine et de faire de l’initiative d’autonomie une base réaliste et crédible pour le règlement du différend.
À cette occasion, il a présenté ses félicitations à SM le Roi Mohammed VI et au peuple marocain, en hommage à un parcours fait de résilience et de sacrifices, et aux évolutions que la diplomatie royale a induites dans les positions de la communauté internationale. Il a également salué les efforts des Forces armées royales, sous le Haut Commandement du Souverain, pour la défense de l’intégrité territoriale et la préservation de la sécurité du pays.
Il a aussi rendu hommage au rôle des autorités territoriales, de la Gendarmerie royale, de la Sûreté nationale, des Forces auxiliaires et de la Protection civile, mobilisées pour garantir la sécurité des citoyens et leur fournir les services nécessaires, y voyant l’occasion de réaffirmer la fierté à l’égard de l’ensemble des institutions engagées dans la défense de la Patrie.
S’agissant de la responsabilité du pouvoir législatif dans la phase à venir, M. Touizi a assuré que le Parlement, dans ses deux Chambres et l’ensemble de ses composantes, reste engagé à poursuivre la mobilisation nationale et à assumer pleinement ses prérogatives constitutionnelles en matière de législation, de contrôle et de diplomatie parlementaire, au service des intérêts supérieurs du Royaume et en accompagnement de la dynamique de développement dans les provinces du Sud.
Il a enfin conclu que cette nouvelle étape impose de traduire le consensus national en action institutionnelle soutenue, de nature à consolider les acquis et à accompagner les évolutions à venir, en faisant du développement des provinces du Sud, et de leur rayonnement économique, social et culturel, l’expression concrète de la souveraineté nationale. Le Maroc, a-t-il conclu, poursuit sa marche sous la conduite de SM le Roi, fort de l’unité de son peuple, de la constance de ses droits et de sa confiance en l’avenir.
Sahara : Touizi salue un « tournant historique » après la fin du mandat de la MINURSO






