La députée Nabila Mounib a relancé le débat sur le traitement réservé par le gouvernement aux propositions de loi soumises par l’opposition. Elle a souligné qu’un grand nombre de ces textes reste exclu de l’agenda législatif, en dépit de leur importance et des attentes citoyennes qu’ils cristallisent.
Lors de son intervention à l’ouverture de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants, Mme Mounib a insisté sur le fait que ces initiatives législatives ne sauraient être considérées comme secondaires. Elles touchent, selon elle, à des questions fondamentales pour de larges franges de la population marocaine. La députée a vivement critiqué le maintien de ces textes dans l’impasse, sans débat ni décision tranchée.
Parmi les textes en attente, elle a notamment cité les propositions relatives à l’amnistie générale pour les détenus politiques, ainsi que celles visant à criminaliser les conflits d’intérêts. Elle s’est interrogée sur la pertinence du dépôt de tels projets de loi s’ils sont voués à rester en suspens, sans interaction institutionnelle concrète.
Dans le même registre, Nabila Mounib a étendu ses critiques à la procédure des questions écrites. Elle a déploré qu’un nombre important d’entre elles demeurent sans réponse, ce qui soulève, d’après elle, de réelles interrogations sur l’efficacité de l’action parlementaire et l’exercice de son rôle de contrôle.






