Selon une source particulièrement proche de Abdelilah Benkirane, secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), l’ancien chef du gouvernement s’orienterait vers une candidature aux prochaines élections législatives dans la circonscription de Salé-ville, délaissant ainsi l’hypothèse d’une candidature dans la circonscription de l’Océan à Rabat, largement évoquée ces dernières semaines. Ce choix témoigne d’un recalibrage stratégique de ses positions électorales.
Selon la même source, cette orientation ne serait pas dénuée de considérations tactiques, l’objectif premier étant de sécuriser l’obtention d’un siège parlementaire. Elle pourrait, le cas échéant, s’inscrire dans une logique de gestion différée du mandat, à travers une éventuelle démission ou le recours à des mécanismes juridiques permettant de transférer le siège au suivant de la liste électorale.
Une telle perspective est susceptible d’alimenter un débat nourri au sein de la sphère politique et partisane, notamment quant à sa conformité avec les principes de la représentativité démocratique et l’éthique de la compétition électorale.
Il convient de rappeler que l’assemblée générale provinciale du PJD à Salé avait précédemment exprimé son attachement à la désignation de Benkirane en tête de liste dans cette circonscription. Plusieurs cadres du parti ont mis en avant son capital politique, son expérience gouvernementale et son poids électoral, estimant que sa présence pourrait revitaliser les performances du parti et renforcer ses chances de reconquête d’un espace significatif au sein de l’institution législative.
Ce positionnement s’inscrit dans un contexte marqué par une intensification des préparatifs en vue des élections législatives prévues le 23 septembre prochain, sur fond de recomposition du paysage politique et de concurrence accrue dans les grandes circonscriptions urbaines. Dans ce cadre, les formations politiques tendent à miser sur des figures à forte capacité mobilisatrice, dans l’objectif de réactiver l’adhésion électorale et de restaurer la crédibilité de l’action politique.






