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Istiqlal : Le clash féminin

Des sources ont révélé à « Belpresse » que le Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal traverse un conflit acharné entre ses membres. La discorde porte sur l’investiture de femmes proches de certains dirigeants en tête des listes régionales réservées aux femmes, pour les échéances législatives prévues le 23 septembre prochain. Cette bataille interne au sein du doyen des partis reflète des tensions croissantes sur l’avenir de la représentation féminine au Parlement, sur fond d’accusations de tentatives de parachutage de personnalités sans projet politique clair, dans le but de garantir des sièges parlementaires « confortables ».

Selon les mêmes sources, la direction de la deuxième force politique du pays n’a pas encore tranché sur les noms des candidates à la tête des listes dans les différentes régions du Royaume. Elle tente ainsi d’éviter la répétition du scénario des élections de 2021, où des femmes liées par des liens d’amitié ou de parenté à des dirigeants influents avaient obtenu des sièges parlementaires, leur permettant de bénéficier d’indemnités mensuelles atteignant 35 000 dirhams. Il semble que la direction du parti cherche cette fois à imposer une approche différente, bien que de fortes pressions internes entravent cette orientation.

Le cas de la ministre Naima Benyahia

L’une des manifestations les plus marquantes de ce conflit, selon les sources de « Belpress », concerne une ministre actuelle qui exerce de fortes pressions sur la direction pour entrer au Parlement via la liste régionale de la région du Nord. Il s’agit de Naima Benyahia, ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille. Elle chercherait à s’assurer une place sur cette liste pour garantir son accès à la Chambre des représentants avec un minimum d’effort, d’autant plus qu’elle serait convaincue qu’elle ne retrouvera pas son poste ministériel dans une future formation gouvernementale.

Ces informations sont attribuées au niveau jugé « médiocre » de la gestion de l’étape actuelle, selon les termes des sources, particulièrement dans les dossiers liés aux secteurs des femmes, des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Son bilan est qualifié d’échec quant à l’élaboration de solutions concrètes aux problèmes de ces catégories.

Malgré la pression exercée en coulisses par Benyahia pour obtenir sa place dans le Nord, le chemin semble semé d’embûches. Une opposition interne notable estime que l’imposition de telles personnalités porterait atteinte à la crédibilité du parti, qui se voit déjà prêt à diriger le prochain gouvernement lors des échéances de 2026.

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