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Crise des accréditations : Le PAM de Taza secoué par une vague de démissions collectives

Des sources ont révélé à « Belpresse » que le Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM) à Taza traverse une zone de turbulences sans précédent, marquée par une vague de démissions collectives au sein de ses rangs. Ce mouvement de contestation fait suite à la décision de la direction du parti d’accorder l’accréditation pour les prochaines élections législatives à un candidat n’appartenant pas à la formation, une démarche qui pourrait préfigurer une crise plus large dans d’autres régions du pays.

Ces mêmes sources soulignent que ce climat de tension n’est pas un cas isolé, mais témoigne d’une tendance menaçant plusieurs antennes régionales. En cause, le recours systématique de la direction centrale à des personnalités étrangères au travail de terrain et sans lien organique avec les bases du parti, ce qui laisse craindre une contagion de la fronde de Taza à d’autres provinces dans les jours à venir.

L’élément déclencheur a été la désignation de Mohamed Amghar, président de la commune de Tahla et transfuge de l’Union Constitutionnelle, pour porter les couleurs du « Tracteur ». Cette décision a provoqué une onde de choc au sein du secrétariat provincial de Taza, où les démissions se sont succédé pour dénoncer des dysfonctionnements dans la gestion des investitures et l’éviction systématique des militants historiques ayant présenté leur candidature.

Les démissionnaires justifient leur retrait en fustigeant la manière dont l’aval du parti a été cédé à une personnalité extérieure, y voyant une atteinte directe à la démocratie interne et un mépris total envers les militants de la première heure. Ils fustigent une politique d’ouverture aux nouveaux arrivants au détriment de ceux qui ont bâti le parti sur le terrain.

Par ailleurs, les contestataires pointent du doigt l’autoritarisme du secrétaire provincial, l’accusant de monopoliser les décisions relatives aux accréditations sans aucune concertation avec les bases. Selon les observateurs, la persistance de ce mode de gouvernance risque d’exacerber les fractures internes et de placer le PAM dans une position de fragilité face à ses militants traditionnels à l’approche d’échéances électorales décisives.

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