La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi la condamnation de Catherine Graciet et Éric Laurent, reconnus coupables d’avoir tenté d’extorquer des fonds au roi Mohammed VI en 2015, en échange de la non-publication d’un ouvrage.
La juridiction a prononcé pour Catherine Graciet dix mois de prison avec sursis et pour Éric Laurent douze mois, chacun assorti d’une amende de 5 000 euros. Ces peines sont plus légères que celles de première instance, qui prévoyaient un an de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende.
Les deux journalistes, auteurs en 2012 du livre Le roi prédateur, avaient été sollicités pour rédiger un second tome. Durant l’été 2015, Éric Laurent avait pris contact avec le secrétariat particulier du roi, donnant lieu à plusieurs rendez-vous à Paris, dont le dernier s’est tenu sous surveillance policière. Catherine Graciet n’était présente qu’au troisième entretien, où un accord financier de 2 millions d’euros avait été conclu pour éviter la publication du livre. Les deux journalistes avaient été arrêtés immédiatement avec deux enveloppes contenant chacune 40 000 euros.
Si Catherine Graciet et Éric Laurent ont nié toute forme de menace, ils ont reconnu avoir commis « une erreur déontologique » en acceptant une transaction financière proposée depuis Rabat.






