Pour le gouvernement, pas question de laisser s’installer le moindre doute sur son éthique. Invité de l’émission « Nokta Ila Assatr », le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Mohamed Nabil Benabdallah, est revenu sur l’éviction éclair de la ministre déléguée Madiha Khayr. Selon lui, cet épisode illustre la volonté de la nouvelle majorité d’appliquer une tolérance zéro face à tout écart avec les principes de bonne gouvernance.
Revenant sur la chronologie des faits, le ministre a souligné la réactivité du cabinet : moins de 24 heures se sont écoulées entre les premières révélations et la démarche de la Cheffe du gouvernement, qui a immédiatement saisi le Roi Mohammed VI pour demander sa révocation — une décision rapidement entérinée par le Cabinet Royal.
Tout en concédant qu’un contrôle plus rigoureux en amont aurait pu éviter ce couac politique, Mohamed Nabil Benabdallah a préféré insister sur la gestion de crise. Pour le ministre, cette décision expéditive, survenue quelques jours seulement après la prise de fonctions de l’équipe gouvernementale, envoie un signal fort : l’exécutif entend protéger le crédit des institutions et placer la moralisation de la vie publique au cœur de son action.






