Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a annoncé, mardi 20 octobre 2026 devant l’Assemblée nationale, un renforcement important du dispositif sécuritaire en prévision des nouvelles manifestations attendues samedi prochain en France.
Le chef du gouvernement a reconnu que le dispositif déployé lors des mobilisations du 17 octobre n’avait « pas été suffisamment mobile », alors que cette journée avait été marquée par des violences et des pillages dans plusieurs secteurs.
« Le ministre de l’Intérieur a donné des instructions aux autorités locales. Le dispositif sera important samedi prochain », a déclaré Sébastien Lecornu devant les députés.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a confirmé que les moyens engagés seraient revus à la hausse. Il a indiqué que les modalités d’intervention seraient également adaptées, notamment en matière d’effectifs, de rapidité de réaction et de mobilité des forces de l’ordre.
Selon lui, cette nouvelle stratégie doit permettre de mieux répondre aux groupes qui cherchent à disperser les forces de sécurité selon des méthodes qu’il a décrites comme particulièrement organisées.
Parallèlement à l’annonce de ce renforcement sécuritaire, Sébastien Lecornu a durci le ton à l’égard de certains groupes qu’il rattache à l’extrême gauche.
Le Premier ministre les a accusés d’avoir préparé, dans certains endroits, un « plan d’insurrection », en référence aux violences survenues lors des manifestations contre la hausse du coût de la vie samedi dernier.
Lors de la séance de questions au gouvernement, il a assuré que les autorités ne permettraient pas à de « petits groupes insurrectionnels » de se diriger vers les principaux centres du pouvoir exécutif.
« Nous ne laisserons pas de petits groupes insurrectionnels marcher sur l’Élysée ou Matignon », a-t-il déclaré, faisant référence aux sièges de la présidence de la République et du gouvernement.
Ces déclarations interviennent à quelques jours d’une nouvelle journée de mobilisation, dans un climat social particulièrement tendu. L’exécutif français entend ainsi afficher sa fermeté après les débordements du 17 octobre tout en évitant la répétition des scènes de violences observées lors des précédentes manifestations.
La prochaine mobilisation constituera dès lors un test aussi bien pour les organisateurs du mouvement que pour le gouvernement, qui devra concilier maintien de l’ordre, protection des biens et des personnes et respect du droit de manifester.






