Quelques jours après l’annulation de sa condamnation en première instance et l’extinction de l’action publique prononcée par la Cour d’appel de Fès, Abdelali Hamieddine est sorti de son silence. Entre soulagement institutionnel, hommages appuyés à sa défense et vœu de clore un chapitre douloureux, le dirigeant du Parti de la justice et du développement (PJD) met un terme à l’un des dossiers les plus retentissants et polarisants de la scène politique et judiciaire marocaine.
Un verdict salué et des remerciements appuyés
Dans un long message publié sur sa page officielle, Abdelali Hamieddine a exprimé sa profonde gratitude envers l’institution judiciaire. Il a salué le courage et la rigueur de la chambre criminelle d’appel qui, le 22 octobre dernier, a prononcé l’extinction de l’action publique à son encontre, estimant que cette décision « corrige la procédure judiciaire et les dysfonctionnements qui l’entachaient dès le début ».
Submergé par un flux massif d’appels et de messages, le dirigeant politique a tenu à exprimer sa reconnaissance :
À son équipe de défense : Menée par le bâtonnier Mohamed Chehabi, ainsi qu’à l’ensemble des avocats mobilisés à ses côtés lors des différentes étapes de la procédure.
À sa famille politique et aux sympathisants : Saluant la constance de la direction du PJD et la solidarité de nombreuses personnalités et acteurs des droits humains.
L’hommage poignant au cercle intime
Au-delà des arènes politiques et judiciaires, Hamieddine a livré une facette éminemment humaine de son épreuve. Il a eu des mots particulièrement chaleureux pour sa mère, sa grand-mère et ses frères, qui ont partagé le poids de l’incertitude et de la souffrance.
Il a réservé une mention d’une profonde gratitude à son épouse, le Dr Boutaina Qarouri, qu’il a décrite comme un pilier inébranlable :
« Une épouse loyale qui n’a pas seulement été témoin de la souffrance, mais qui en a partagé les détails quotidiens et le lourd tribut familial et psychologique, tout en préservant la sérénité et l’équilibre de nos enfants. »
Invoquant des versets coraniques pour souligner la force de la patience face à l’adversité, Hamieddine a exprimé le souhait sincère que ce dossier soit définitivement refermé. Il a conclu en réaffirmant sa volonté de rester « un soldat au service de la patrie », quelle que soit sa position future.
Rappel des faits
Cette décision de justice met un point final à une saga judiciaire complexe et au long cours. Poursuivi dans le cadre du décès de l’étudiant Mohamed Benaïssa Ait El Jid — survenu en février 1993 lors d’événements de violence sur le campus universitaire de Fès —, Hamieddine voit ainsi la justice prononcer l’extinction de l’action publique, consacrant le principe de la chose jugée.






